Discours du 17 février 2026
Éric Ciotti · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°152
Le lecteur officiel de l'Assemblée peut afficher son propre bandeau de cookies à l'ouverture — c'est le portail de l'Assemblée qui l'affiche, pas ce site ; fermez-le pour voir la vidéo.
Je souhaite vous interroger à nouveau, comme je l’ai fait dans le même cadre il y a quelques semaines, sur la situation sécuritaire de la ville de Nice, qui se dégrade de manière très préoccupante. En 2025, presque cent personnes ont été blessées à l’arme blanche ou par arme à feu – huit en sont décédées. Nous avons connu ces dernières semaines des faits divers dramatiques. Encore hier soir, des pompiers, auxquels je rends hommage, sont intervenus à côté de la base nautique de la Tour rouge pour porter secours à une jeune femme, agressée par une personne armée d’un couteau et qui tentait de s’en prendre à son bébé. Il y a quelques semaines, une nonagénaire était violée par une personne visée par une OQTF – obligation de quitter le territoire français – et assignée à résidence, alors que, quelques jours auparavant, une jeune femme avait été tuée dans son véhicule devant son bébé – sans parler des fusillades dans le quartier des Moulins ou de l’incendie provoqué par des narcotrafiquants qui a causé la mort de sept personnes en juillet 2024.Face à cette situation dramatique, votre gouvernement est resté inerte. Le ministre de l’intérieur est attendu samedi à Nice. Avant sa tournée électorale, puisqu’il s’agit manifestement de cela, je souhaite l’interroger sur les effectifs de police qu’il compte affecter à la ville de Nice. Les syndicats de police, notamment Alliance police nationale, lui ont remis un courrier à ce sujet lors de sa précédente visite électorale au Cannet – durant laquelle il n’est même pas allé voir la police nationale. Ils pointent le manque d’effectifs policiers qui frappe le département des Alpes-Maritimes, et plus particulièrement la ville de Nice, où il manque 250 policiers nationaux par rapport à l’effectif de référence.Sur les dernières promotions des écoles nationales de police, à peine trois policiers ont été affectés à Nice, contre quarante-neuf à Marseille. Nous attendons la prochaine promotion en mars 2026. Madame la ministre déléguée, combien de policiers seront alors affectés à Nice ? On nous annonce qu’ils ne seraient que trois – ce qui serait particulièrement scandaleux. Je souligne que la filière investigation est particulièrement affectée par ces effectifs manquants, ce qui fragilise toutes les enquêtes. Ainsi, au nom des Niçois, je demande solennellement au gouvernement de réparer cette injustice et d’assumer enfin ses responsabilités en matière d’effectifs.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).