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Discours du 9 avril 2026

Éric Michoux · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°197

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Nelson Mandela disait qu’il n’y a pas de cause qui mérite plus que celle des enfants. En France, 200 000 enfants ne vivent pas chez eux, car ils ont été confiés, placés, éloignés de leur foyer – parfois pour être protégés. Derrière ce chiffre, il y a des visages, des regards, des silences lourds de ce que l’on ne dit pas ; il y a les familles d’accueil – ces femmes et ces hommes qui ouvrent leur porte, mais surtout leur cœur, pour accueillir un enfant cabossé par la vie, qui n’a plus confiance, qui teste, qui doute, qui souffre. Chaque jour, ces familles renoncent, puis recommencent, avec patience, avec fatigue, avec une force que peu d’entre nous mesurent vraiment.Pendant ce temps, le système envoie un signal incompréhensible. Dans bien des cas, les aides continuent d’être versées à ceux qui n’assument plus la charge quotidienne de l’enfant, alors que ceux qui se lèvent la nuit, qui consolent, qui accompagnent, qui construisent, doivent se battre. C’est une aberration. C’est une injustice. C’est un non-sens humain.Les départements, qui gèrent l’ASE, sont à bout de souffle sur le plan financier.

Les structures et les éducateurs manquent de moyens. Malgré tout, sur le terrain, les familles d’accueil tiennent, parce que les enfants ont besoin d’un regard bienveillant, d’un cadre, d’un avenir.Ne nous trompons pas de combat ! Quand un enfant est placé, ce n’est plus sa famille d’origine qui assume son quotidien, mais les familles d’accueil, les éducateurs, les structures publiques.

Il est temps que les moyens suivent l’enfant, parce que derrière chaque placement, il y a une histoire de fragilité ; parce que derrière chaque famille d’accueil, il y a un engagement total ; parce que derrière chaque décision publique, il y a une vie qui peut être relevée, ou abîmée.Il est question de justice et de responsabilité, mais surtout d’humanité.

Peut-on accepter que l’argent public ne soit pas dirigé vers ceux qui protègent réellement ces enfants ? Peut-on accepter que celles et ceux qui s’engagent soient laissés en difficulté ?Ce texte traduit un choix de société ; le groupe UDR le soutient. Ce texte reconnaît celles et ceux qui tiennent debout quand tout vacille.

Il soutient concrètement toutes les familles d’accueil de France.

Il redonne du sens à notre action publique.Nous avons l’occasion de réparer une injustice, de soutenir ceux qui s’engagent, de protéger ceux qui en ont besoin, et de remettre, enfin, l’intérêt de l’enfant au cœur de tout. Aucune cause n’est plus juste, plus urgente, plus essentielle. Aucune cause ne mérite plus que celle des enfants. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).