Discours du 9 avril 2026
Éric Michoux · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°198
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Pas de fête sans règles, pas de liberté sans responsabilité, pas de musique au-dessus des lois : nos campagnes ne sont pas des zones de non-droit !Il y a un an, dans le Lot, une rave-party illégale a rassemblé près de 100 000 fêtards sur des terres agricoles.
Bilan : plus de 150 000 euros de dégâts pour la collectivité et plus de 50 000 euros de dégâts pour les agriculteurs, sans compter les dégâts humains : comas éthyliques, overdoses, agressions et bagarres en tous genres ! Tolérer ce genre de débordement, c’est organiser le recul de la République.Les teufeurs ne risquent rien. L’organisateur de l’événement encourt seulement une amende de 1 500 euros – c’est tout ! À côté de cela, un agriculteur qui cure un fossé ou taille une haie encourt une amende de 150 000 euros et trois ans d’emprisonnement. D’un côté, la tolérance pour les fêtards et les drogués, de l’autre, la suspicion permanente pour les agriculteurs et les travailleurs !
Le phénomène n’a rien d’anecdotique : chaque année, des centaines de rassemblements de ce genre ont lieu dans les campagnes françaises.
Des événements organisés sans autorisation, sans sécurité, sans respect de la propriété privée, rassemblent des milliers de fêtards. Les terrains deviennent des zones de non-droit. Pour les propriétaires des lieux, c’est la triple peine : squat et saccage des propriétés, points de deal violent à ciel ouvert et dépôts sauvages sans fin. Ces attroupements nécessitent systématiquement l’intervention des pompiers et des forces de l’ordre. Ceux qui hurlent « la police tue » sont heureux de la trouver pour assurer leur sécurité face aux riverains désespérés ; ceux qui caillassent nos pompiers sont heureux de les trouver en cas d’overdose – tout ça largement aux frais du contribuable !Messieurs les teufeurs, vous n’êtes pas des rebelles,…
…vous êtes des profiteurs du système. Vous vivez aux crochets de ceux qui bossent, le tout avec la complaisance, pour ne pas dire la complicité, des gauchistes de tous bords : socialos, écolos, cocos et anarchistes !
Et que dire de l’environnement ? Des tonnes de déchets et d’excréments laissés sur place, des sols tassés et des eaux polluées, une biodiversité massacrée : voilà la triste réalité des rave-parties illégales ! La liberté de faire la fête n’est pas celle de tout détruire. Soudainement, les écolos de salon ne disent rien sur cette pollution bien réelle. Pire, ils parlent d’une « expression culturelle »,…
…qu’il faut « accompagner » plutôt que sanctionner et qu’il ne faut surtout pas « stigmatiser ». Eh oui, 10 000 squatteurs transforment nos campagnes en latrines géantes,…
…et ce serait une « expression culturelle » ! C’est du vandalisme et de la délinquance !Face aux destructions et aux pollutions, la gauche bien-pensante nous propose une charte de bonnes pratiques pour l’organisation des rave-parties. Alors là, on atteint les sommets de la malhonnêteté politique ! Collègues, allez au bout de votre idée : déclinez la charte de bonnes pratiques pour les squatteurs,…
…pour les black blocs ou encore pour les narcotrafiquants !Comme d’habitude, les gauchistes font la promotion de la délinquance !En réalité, ce débat traduit une fracture entre deux visions de la France : d’un côté, la France qui travaille, mais qui est en permanence contrôlée, réglementée, surveillée ; de l’autre, une minorité qui se croit tout permis – des pseudo-rebelles, qui agissent en enfants gâtés, sans en assumer les conséquences. Messieurs les teufeurs, la fête est finie ! La loi doit être la même pour tous. C’est précisément le sens de ce texte : renforcer les sanctions, protéger les riverains, nos agriculteurs et nos territoires. Le laxisme d’aujourd’hui, c’est le chaos de demain !Pour toutes ces raisons, le groupe UDR votera avec détermination en faveur de cette proposition de loi. La liberté n’est pas l’absence de règles, mais le respect des règles qui nous tiennent debout. Alors, oui, la jeunesse doit pouvoir faire la fête – de belles fêtes –, mais jamais au prix du recul de la loi, de l’abandon des territoires et du reniement de la République et de la France. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).