Discours du 13 février 2025
Eric Sargiacomo · Accord commercial UE-Mercosur (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, beaucoup de choses ont été dites. Je vais me concentrer sur les conditions de la réciprocité et, question centrale, d'un juste échange, tant pour un aspect de concurrence déloyale que sur le plan de la santé publique, de la sauvegarde environnementale ou encore des droits sociaux.
En matière de sécurité sanitaire, si nous interdisons des produits sanitaires en Europe parce qu'ils sont CMR – cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques – avérés par la science, alors il est de notre devoir de faire de cette interdiction une obligation absolue. Car la garantie de la santé est d'ordre public, ici et là-bas. Elle doit s'imposer à tout décideur, à tout traité, à tout accord. Cette exigence doit entraîner l'obligation de conformité des produits que nous importons, au-delà des contrôles douaniers aléatoires ou de limites maximales de résidus de pesticides, dont nous connaissons tous les failles.
Ces produits doivent faire l'objet d'un véritable certificat de conformité délivré de façon indépendante, selon un cahier des charges établi par l'Union européenne. En l'absence d'une telle garantie, l'Europe engagera sa responsabilité pour mise en danger de la vie d'autrui, ici et là-bas. La confiance n'exclut pas le contrôle. Pour l'instant, les conditions de la confiance ne sont pas là, même pour un milliard hypothétique.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.