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Discours du 11 juin 2026

Erwan Balanant · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°268

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En ce temps-là, Mme Le Pen faisait ses études !

Madame la présidente, ça vaut un rappel à l’ordre ! Ce n’est pas possible !

Non, mais c’est quoi, cet individu ?

Le courage, c’est maintenant ! (Sourires.)

Exactement !

Exactement !

Édouard Philippe n’était-il pas premier ministre quand elle fut décidée ?

Et le réchauffement climatique n’existe pas ?

La maison brûle et on l’asperge de pétrole !

L’hydrogène n’est pas un hydrocarbure !

Ce n’est pas très communiste !

Pas de menaces !

Et la bifurcation écologique, alors, LFI ?

Si, je suis là !

Mais nous l’avons voté !

Le groupe Les Démocrates considère que la question des bourses est un sujet d’importance.Alors que les revenus augmentent mécaniquement sous l’effet de l’indexation du smic et des salaires sur l’inflation, les plafonds d’accès aux bourses n’évoluent pas au même rythme et de nombreux étudiants perdent leurs droits d’une année à l’autre au cours de leurs études, parfois pour quelques euros seulement. Leur situation, elle, n’a pourtant pas changé et leur précarité demeure.Face à ce constat, une réforme en deux volets a été engagée en 2023 par la ministre Sylvie Retailleau, que notre groupe tient à saluer.Le premier volet a permis d’augmenter à la fois le nombre de boursiers sur critères sociaux et le montant des bourses. Près de 30 000 étudiants supplémentaires ont eu droit à une bourse, elle-même augmentée de 370 euros annuels pour l’ensemble des boursiers, ce qui n’est pas rien au regard de leur pouvoir d’achat. À la rentrée 2023, 680 000 étudiants étaient boursiers, soit une proportion de 37 %. Cependant, en l’absence de révision depuis 2023 et compte tenu de l’inflation, les bénéfices de cette revalorisation ne sont aujourd’hui plus visibles.Le second volet devait être plus ambitieux encore. Comme cela a été rappelé, il n’a malheureusement pas été conduit à terme.Monsieur le ministre, les étudiants et leurs familles ont besoin de visibilité. Ils ont besoin de savoir à quoi s’attendre. Ils ont besoin de certitudes.Pour le groupe Les Démocrate, l’accès aux études supérieures ne doit jamais dépendre du niveau de revenu des parents ni du lieu d’habitation. L’égalité des chances ne peut rester une promesse : elle doit se traduire par des politiques publiques efficaces, lisibles et adaptées aux réalités vécues par les étudiants. C’est pourquoi nous partageons l’objectif d’indexation des bourses sur l’inflation. Comment accepter qu’une aide destinée à protéger les plus fragiles perde progressivement de sa valeur alors même que le coût de la vie augmente ?Pour autant, nous pensons que le débat ne peut s’arrêter à cette seule mesure. Le véritable enjeu est celui d’une réforme globale du système des bourses. Plusieurs études ont démontré l’efficacité des bourses sur critères sociaux pour réduire les inégalités et favoriser la réussite étudiante.La précarité étudiante ne se combattra pas par une accumulation de mesures ponctuelles : elle appelle une vision d’ensemble, une réforme cohérente et une ambition durable. C’est pourquoi nous regrettons que ce débat intervienne à l’occasion d’une proposition de loi alors qu’il mériterait un véritable projet de loi porté par le gouvernement et permettant de repenser globalement les aides étudiantes.Notre groupe soutiendra cependant le principe de l’indexation des bourses. En effet, investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir de la nation.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).