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Discours du 23 octobre 2024

Fabrice Leggeri · Sept ans après l'assassinat de Daphne Caruana Galizia: absence de progrès dans le rétablissement de l'état de droit à Malte (débat)

Madame la Présidente, chers collègues, il y a sept ans, Daphne Caruana Galizia était assassinée. Pourquoi? Parce qu’elle avait osé dévoiler les dessous de la corruption à Malte. Corruption qui – surprise, surprise! – impliquerait des responsables du gouvernement socialiste. Oui, voilà ce que l’on tente d’étouffer. Pendant ce temps, l’enquête n’avance pas. Sept ans d’omerta. Sept ans de silence coupable.

Rendons hommage à cette journaliste, comme l’a fait Roberta Metsola. Mais soyons honnêtes: c’est un cauchemar démocratique que l’Union européenne laisse assassiner des journalistes sur son propre sol. Quelle honte! On nous parle sans cesse d’état de droit et de valeurs européennes, mais quand il s’agit de protéger les petits copains du système, soudainement Bruxelles se tait. Et que dire de cette enquête, qui n’aboutit à rien? Pourquoi? Parce que des figures du pouvoir socialiste maltais seraient peut-être impliquées? Alors on préfère fermer les yeux, étouffer l’affaire et laisser pourrir la justice. C’est cela l’état de droit version Union européenne. Deux poids, deux mesures.

Quand la Commission européenne s’amuse à faire la police chez des gouvernements souverains, comme en Pologne ou en Hongrie, elle oublie de regarder ses alliés socialistes. Quand on est complaisant avec la corruption qui tue, on n’a pas de leçons à donner. La Commission ferait bien de commencer par balayer devant sa porte. Assez de ce cirque hypocrite! On s’acharne contre des gouvernements légitimes élus par leur peuple alors que l’on passe sous silence les turpitudes d’autres gouvernements corrompus.

Le vrai scandale, il est là: des élites protégées, une justice à deux vitesses. Pendant ce temps, les peuples européens perdent confiance, car ils voient bien que ceux qui gouvernent ne sont là que pour servir leurs propres intérêts, pas ceux de leurs citoyens. Alors à la Commission européenne je dis: «Arrêtez de vous mêler des affaires des nations souveraines et commencez par mettre de l’ordre dans vos propres rangs.»

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.