Discours du 20 mai 2025
François Bayrou · Session ordinaire 2024-2025 · séance n°205
Vous avez décrit avec exactitude, comme l’ont fait il y a un instant le ministre des affaires étrangères et le député qui lui avait posé la question, la situation créée à Gaza : elle est humainement et humanitairement inacceptable. Le blocage de l’aide alimentaire et l’impossibilité d’organiser les secours et l’amélioration des conditions sanitaires sont des faits qu’en aucune manière, la République française ne peut accepter. À cet égard, les orientations et les décisions annoncées par le président de la République sont dans un état extrêmement avancé.
Pour la première fois, trois États majeurs, la France et le Royaume-Uni – qui ont joué un rôle très important dans cette région – ainsi que le Canada ont décidé ensemble qu’ils s’opposeraient à la situation actuelle et qu’ils reconnaîtraient ensemble l’État de Palestine. (« Quand ? » sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)
Le mouvement qui a été lancé ne s’arrêtera pas. La condamnation et la multiplication des avertissements sont absolument claires dans leur destination…
…et s’imposent à nous. Néanmoins, nous n’oublierons jamais – permettez-moi de vous le dire – que cette explosion et les drames qu’elle a causés ont été produits par un détonateur, déclenché par le Hamas : le 7 octobre, un pogrom organisé a eu lieu. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP).
Ce n’est pas en criant qu’on efface ce qui est en train de se passer et ce qui a causé cette explosion !
Le gouvernement français tient comme un honneur d’être absolument ferme dans la condamnation et tout à fait déterminé à aller vers la reconnaissance de deux États,…
…tout en n’oubliant jamais ceux qui ont provoqué la situation que nous dénonçons tous ensemble. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RN, EPR et Dem. – M. Xavier Breton applaudit également. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Je sais bien que La France insoumise voudrait que dure éternellement cette polémique. J’ai été entendu cinq heures et trente minutes par la commission, dont je prétends que vous l’avez dévoyée de sa vocation et de son sujet. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR, DR et Dem. – Mme Brigitte Barèges applaudit également. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)
Le sujet des travaux d’enquête de la commission, c’était l’ensemble des établissements.Vous venez de dire que le surveillant n’avait pas été licencié. Je cite le document envoyé le 5 novembre 1996 à l’inspecteur par le directeur de l’établissement : « Je viens de licencier, même si cela risque d’avoir des retombées, le surveillant en question. » (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)
Par ailleurs, je n’ai critiqué personne. Je me suis contenté de montrer que les affirmations…
Je sais bien que cela vous gêne. (Mme Ségolène Amiot continue de s’exclamer.)
Je sais bien que cela vous gêne, mais il se trouve que je me suis contenté de montrer devant la commission, sous serment, que les propos tenus devant elle étaient, purement et simplement, factuellement, impossibles.
J’ai montré qu’il y avait deux ans d’écart entre les propos rapportés par Mme Gullung et la mise en examen de Carricart, qu’il était donc inimaginable qu’elle ait raison et que cela était la preuve d’une affabulation. Je le maintiens devant vous.Enfin, pour que cette polémique soit close,…
…j’ai l’intention de mettre en ligne, dans les quarante-huit heures, la totalité des documents – je viens d’en citer un – qui montreront que ces accusations sont scandaleusement inexactes (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR) et qui, je l’espère, permettront à tous ceux qui s’y intéressent de se faire une opinion loyale. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR, DR, Dem et HOR.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).