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Discours du 9 avril 2026

François Jolivet · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°198

Je trouve le débat un peu stupéfiant, si vous me permettez le mot. (Exclamations sur plusieurs bancs.)

S’il est honnête – ce que je crois : mon propos n’est en rien une attaque personnelle –, M. Léaument pourra témoigner comme moi que, dans l’Indre, où il a de la famille, une rave party payante a rassemblé 25 000 personnes.Des demandes d’autorisation ont été instruites, car réunir autant de gens a un coût. Puis un peu plus de 25 000 participants sont arrivés, sur un terrain squatté, ou loué d’un bakchich, l’histoire ne le dit pas. Ce qui est certain en revanche, c’est que la mobilisation des forces de police et de gendarmerie, de la protection civile, d’un hôpital de campagne et des sapeurs-pompiers nécessaires a coûté 2 millions d’euros à la puissance publique. Je peux entendre que les fêtes rassemblant moins de 200 personnes ne sont pas des événements commerciaux, mais pas celle-là, qui pourrait même intéresser la DGFIP (direction générale des finances publiques).Je n’ai pas vu d’associations de protection des personnes en situation d’addiction sur le site. En revanche, les images de l’événement qui ont circulé ont montré des supermarchés de drogues à ciel ouvert – il faut dire les choses telles qu’elles sont. Il est nécessaire d’en chercher l’organisateur – ou les organisateurs le cas échéant –, car il a mis en danger volontairement les participants. Par ailleurs, qu’a-t-il fait de l’argent qu’il a gagné ? A-t-il payé des impôts dessus ? La réponse est non, et je crois que les Français ne veulent plus de ça. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR. – Mme Liliana Tanguy applaudit également.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).