Discours du 8 octobre 2024
François Kalfon · La crise de l'industrie automobile de l'Union, les fermetures potentielles d'usines et la nécessité de renforcer la compétitivité et de maintenir les emplois en Europe (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, l'industrie européenne emploie 3 millions de personnes directement et 14 millions d'emplois induits. Elle compte 180 usines en Europe, mais nous risquons à court terme un naufrage industriel. En Allemagne, Volkswagen envisage de fermer deux usines, 30 000 emplois sont menacés. À Bruxelles, 3 000 ouvriers de l'usine Audi vont perdre leur travail. En 20 ans, la part de marché des véhicules chinois est passée de 4 % à 32 %, pendant que, dans le même temps, la part de marché européenne est passée de 31 % à 15 %. Si l'on ne fait rien, notre industrie automobile connaîtra le même sort funeste que les fabricants de panneaux solaires ou le secteur de la téléphonie.
C'est pourquoi nous devons tout faire pour que l'avenir des véhicules électriques soit «made in Europe». Notre enjeu, c'est de réussir le pacte vert pour l'environnement, tout en transformant l'industrie automobile pour la renforcer grâce au verdissement. Nous soutenons la décision de la Commission européenne de taxer davantage les voitures chinoises. C'est une première étape et cela passe par un plan d'investissement de 800 milliards d'euros, prévu dans le rapport Draghi. Face à cette grande transformation, l'Europe doit soutenir les travailleurs qui sont menacés et les former davantage, car il n'y a pas de progrès réel s'il n'est pas partagé par tous.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.