Discours du 17 décembre 2024
François-Xavier Bellamy · La situation à Mayotte après le passage dévastateur du cyclone Chido et le besoin de solidarité (débat)
Monsieur le Président, je me permets ce rappel au règlement sur la base de l’article 20 de notre règlement intérieur pour dire mon désarroi devant ce qu’est devenu ce débat. La politique a ses droits, et en particulier ici, dans cet hémicycle. Mais j’étais si heureux que nous ayons pu demander ce débat à l’unisson de tous nos groupes politiques, et je regrette qu’il ait donné lieu à des mises en cause qui me paraissent ne pas relever du moment que nous traversons.
Aujourd’hui encore, il y a des dizaines, des centaines, peut-être des milliers de victimes que nous ne connaissons pas encore, et je me désole que certains, ici, soient déjà en train de chercher des coupables. À gauche, on a mis en cause ceux qui seraient comptables du réchauffement climatique, comme s’il n’y avait pas de cyclones il y a un siècle. D’autres collègues ont quant à eux trouvé bon de mettre en cause les services de l’État, mais l’État, chers collègues, ce sont les soignants qui soignent depuis trois jours sans dormir, ce sont ceux qui travaillent aujourd’hui pour déblayer les routes.
La vérité, c’est que, oui, il y aura un moment pour chercher à discuter des responsabilités. Mais je crois que le devoir que nous avons aujourd’hui, c’est d’agir.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.