Discours du 1 avril 2025
François-Xavier Bellamy · Conclusions de la réunion du Conseil européen du 20 mars 2025 (débat)
Madame la Présidente, aujourd’hui est un jour important pour notre Parlement, puisque ça y est, nous y sommes: nous allons voter ensemble pour suspendre l’effet des directives sur la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises et sur le devoir de vigilance en matière de durabilité, qui constituaient un problème majeur pour nos entreprises et pour leur compétitivité.
C’est un enjeu essentiel, un enjeu géopolitique essentiel, puisque nos débats de ce matin, Monsieur le Président du Conseil, auront beaucoup été consacrés à cette question de la sécurité de l’Europe. Nous avons parlé de ce qu’il fallait investir pour renforcer la défense de nos pays et nous avons parlé de l’argent public qu’il allait falloir engager pour cela, mais il n’est pas, chers collègues, nous le savons, un seul euro d’argent public qui ne provienne de l’effort des Européens et du travail de nos entreprises. Cela, chers collègues, nous met tous face à nos responsabilités.
J’entends, par exemple, que nos collègues socialistes pourraient refuser de voter pour suspendre l’effet de ces directives. Écoutez les entreprises, écoutez ce qu’elles vous disent de ce qu’elles connaissent aujourd’hui. Vous voulez mieux défendre l’Europe? Libérez nos entreprises! Vous voulez préserver nos modèles sociaux pour l’avenir? Libérez nos entreprises! Vous voulez protéger l’environnement? Libérez nos entreprises, qui sont celles qui respectent les règles environnementales les plus exigeantes au monde! Vous voulez garantir la capacité de l’Europe à peser dans les nouveaux défis commerciaux qui sont devant nous aujourd’hui? Libérez nos entreprises! Cela, c’est notre message à la Commission européenne.
Nous avons besoin d’inverser la logique. Depuis trop longtemps, l’Europe s’est abîmée, s’est abîmée elle-même, dans une logique de défiance systématique à l’égard de ceux qui, pourtant, font vivre nos pays, les font prospérer, les font rayonner, sont seuls capables de faire que notre continent gardera, ou retrouvera, la maîtrise de son destin.
Il n’y a pas d’avenir possible pour l’Europe si nous ne commençons pas d’abord par donner à nos entreprises la capacité d’agir, de travailler, de créer de la valeur et de l’emploi dans nos pays. Cela, c’est notre message, c’est celui de toute notre campagne et c’est celui de l’action qui s’engage aujourd’hui.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.