Discours du 18 mai 2026
Frank Giletti · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°234
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Tout ça pour ça !
Mes propos s’inscriront dans le droit fil de ceux de mon excellent collègue Laurent Jacobelli.Au Rassemblement national, nous avons plutôt l’entreprise heureuse et notre groupe a vocation à défendre la liberté d’entreprendre. Certes, la présence de commissaires du gouvernement dans les grandes entreprises du secteur de la défense n’est pas nouvelle – qu’elle le soit en vertu du capital investi par l’État ou du caractère stratégique de l’activité.En revanche, la question se complique pour les entreprises plus petites, qui ne disposent pas toujours des ressources humaines et administratives permettant d’accueillir ces commissaires. L’amendement vise précisément à protéger ces dernières d’une trop grande intrusion et de normes supplémentaires, qui pénaliseraient leur activité : le carcan administratif et les surtranspositions coûtent déjà tellement aux entreprises ! L’amendement tend à libérer ces dernières car, nous l’avons dit, nous sommes très loin de la prétendue économie de guerre. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)
Il est impératif – le rapporteur pour avis du budget des forces aériennes que je suis n’a cessé de multiplier les alertes à ce sujet – que nous accroissions nos investissements dans le domaine spatial, dont il ne fait plus débat qu’il est devenu un nouveau champ de bataille. Les États-Unis, la Chine, la Russie ainsi que de nouvelles puissances émergentes investissent massivement dans leurs capacités spatiales civiles et militaires, avertis que celui qui maîtrise l’espace assurera demain une part décisive de sa puissance militaire, technologique et économique. On le sait, « qui tient les hauts, tient les bas ».Pendant ce temps, l’Europe et, en particulier, la France, submergées par les contraintes bureaucratiques, ont accumulé les lenteurs, les hésitations et les motifs de dépendance. Le Centre spatial guyanais est pourtant un outil stratégique exceptionnel. Il est la clé de notre accès autonome à l’espace, un atout majeur pour notre défense, pour notre industrie, pour notre souveraineté technologique et pour le maintien de notre rang international.Malgré cela, y compris sur des projets directement liés aux intérêts de la défense nationale, notre pays continue parfois de s’imposer à lui-même des obstacles administratifs et normatifs qui retardent et fragilisent notre capacité d’action. Le groupe Rassemblement national refuse depuis toujours les freins que constituent ces excès de normes, ces procédures interminables, voire l’idéologie de ceux qui voudraient désarmer la France au nom de considérations prétendument écologistes. Quand il s’agit de défense nationale, de souveraineté technologique et de protection de nos intérêts stratégiques, l’État doit pouvoir agir vite, protéger ses installations sensibles et sécuriser ses capacités critiques.Nous ne cesserons de le répéter : il est urgent que la France retrouve une ambition spatiale. Cela suppose des investissements et une vision stratégique. À cet égard, l’article 12 constitue une mesure utile. C’est pourquoi nous le soutiendrons. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).