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Discours du 11 juin 2026

Frantz Gumbs · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°268

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Il est vrai que la France cultive une image internationale forte en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Ce texte va à l’encontre de cette image.Il est vrai également que la Guyane est riche : c’est une richesse pour ce qu’on appelle le Nord industrialisé, grâce à son immense forêt amazonienne, une richesse pour l’Europe, grâce à l’enclave européenne de la base spatiale de Kourou, et une richesse pour la France en termes de biodiversité, on l’a dit, mais aussi grâce à son or et ses autres ressources minières. La Guyane est riche ; mais les Guyanais, eux, ne le sont pas, loin de là : 17 % de chômage, soit deux fois plus que dans l’Hexagone, un taux de pauvreté également plus élevé, sachant que le coût de la vie en général, en particulier le prix de l’essence, est nettement plus élevé qu’au Suriname voisin.J’observe aussi que la demande qui nous est faite aujourd’hui émane de tous les corps constitués, de tous les corps politiques, socioprofessionnels et associatifs de la Guyane. Un tel consensus est assez rare pour être signalé. Dans ces conditions, on ne peut les accuser d’être climatosceptiques ou écocidaires. Si on ne leur permet pas de tenter leur chance, qui peut aussi en être une pour la France, je vous pose la question, monsieur le ministre : quelle alternative de développement le gouvernement offre-t-il pour aider les Guyanais à sortir leurs pieds des vieux souliers qu’ils portent depuis trop longtemps ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe SOC.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).