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Discours du 15 octobre 2025

Frédéric Falcon · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°4

Depuis 2012, sous les gouvernements socialistes puis macronistes, l’État a voulu tout contrôler : les loyers, la construction, la rénovation. Après quatorze ans de cette politique, le marché du logement est à l’arrêt.La vérité, c’est que le socialo-macronisme a complétement échoué.

On nous dit : nous allons relancer le logement. Et pour cela, que fait le gouvernement ? Il multiplie désespérément les lois pour gérer la pénurie et les dispositifs – certes, parfois bienvenus – comme l’extension du prêt à taux zéro ou l’exonération des droits de mutation pour l’achat d’une résidence principale.Ces mesures n’ont presque eu aucun effet sur la relance du secteur depuis leur mise en œuvre, parce que le marché ne se relance pas avec des lois ou des dispositifs, mais d’abord avec la confiance. Or la confiance et la croissance ne se décrètent pas, et vous avez largement participé, chers collègues macronistes ou de gauche, à saborder croissance et confiance. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)Les Français n’ont plus confiance et ils perdent espoir. Ils voient de nouvelles taxes et un projet de loi de finances qui les ponctionnera de plusieurs dizaines de milliards d’euros, réduisant un peu plus leur pouvoir d’achat immobilier. Cette nouvelle coalition prostitutionnelle socialo-macroniste assombrit encore leurs perspectives, n’inspirant rien de bon à ceux qui seraient tentés d’investir. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)Comment un jeune couple peut-il investir quand il ignore quelle taxe viendra demain, s’ils conserveront leur emploi alors que les faillites d’entreprises ont atteint un record historique en septembre ? Comment un promoteur peut-il construire quand chaque décret ajoute une contrainte, un surcoût, une incertitude ? Comment une banque peut-elle prêter quand la précarité ne cesse de s’aggraver, en même temps que la smicardisation croissante des salariés ?Vous nous parlez de simplification, mais vous avez été les plus jusqu’au-boutistes dans la surtransposition et l’imposition de nouvelles normes, qui paralysent un secteur tout entier. L’instauration des contraintes liées au diagnostic de performance énergétique (DPE) est un véritable scandale, qui provoque le retrait massif du marché locatif de logements ne répondant pas à vos critères arbitraires, ni à votre idéologie décroissante. D’ailleurs, un décret modifiant le paramétrage de ces DPE vient, d’un coup de baguette technocratique, de rendre décents, du jour au lendemain, près de 1 million de logements classés F ou G.Comme le Rassemblement national le dénonce depuis près de trois ans, c’est bien la preuve qu’il s’agit d’une escroquerie organisée, puisqu’un mauvais DPE entraîne une décote de 20 à 30 % de la valeur d’un bien. Vous pouvez être fiers, chers collègues macronistes et d’extrême gauche…

… d’avoir organisé la dépossession de centaines de milliers de Français, souvent parmi les plus modestes.

Un jour, il vous faudra rendre des comptes, ou tout au moins présenter vos excuses aux Français que vous avez spoliés et qui ont dû vendre à perte. Mais le Parti socialiste et la gauche proposent d’aller encore plus loin, en intégrant la performance énergétique parmi les critères d’encadrement des loyers ou en contraignant les propriétaires qui n’ont pas les moyens de faire les travaux de rénovation de vendre à un bailleur social – c’est-à-dire à un prix très décoté. Bref, d’organiser un transfert massif de la propriété immobilière des petits propriétaires vers les grandes foncières institutionnelles, c’est-à-dire des bailleurs sociaux massivement dirigés par des copains socialistes, dans une perspective clientéliste.Toutes ces contraintes ont provoqué un effondrement sans précédent de l’offre locative : en trois ans, le nombre d’annonces proposant des logements à louer à Paris a baissé de 50 % à 70 % selon les études. Malgré cela, vous persistez.Autre norme insupportable, le fameux zéro artificialisation nette, qui gèle l’offre de foncier disponible pour construire des logements et renchérit le prix des parcelles.

La réglementation environnementale 2020 (RE 2020), quant à elle, impose des normes intenables à la construction neuve et participe de l’augmentation des coûts.Toutes ces normes satisfont sans doute quelques technocrates, qui préfèrent voir des logements performants vides. Les Français, eux, n’ont désormais plus les moyens de les accquérir et sont peu à peu exclus du marché locatif, comme les étudiants laissés sur le carreau.Les normes sont le seul levier d’action auquel vous refusez de vous attaquer, alors que desserrer cet étau ne coûterait pas un seul euro d’argent public et relancerait la croissance. En effet, les normes sont des taxes qui nous coûtent, dans l’immobilier comme ailleurs, près de 4 points de PIB par an.Il faut dire la vérité aux Français : les deux mandats d’Emmanuel Macron constituent une décennie perdue pour le logement en France. Il n’y aura ni relance ni sortie de crise du logement tant que ce gouvernement, tenu en laisse par le Parti socialiste, restera en place. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Monsieur le ministre, chers collègues macronistes : vous qui avez tant abîmé la France, vous qui empêchez la relance immobilière, partez avec la censure et la dissolution ! Vous nous rendrez service ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).