Discours du 28 avril 2026
Frédéric Falcon · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°213
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Nous voilà réunis pour un énième débat sur le logement. Du côté du Rassemblement national, en cette fin de décennie du macronisme, qui a été un échec sur à peu près tous les plans, nous sommes fatigués des discours, des palabres qui n’aboutissent à rien.Cette décennie d’idéologie de la décroissance aura fini par atteindre ses objectifs : créer le chaos dans le logement et l’immobilier. Par l’instauration d’une avalanche de normes, le logement est devenu un bien rare, inaccessible, inabordable pour des Français dont le pouvoir d’achat s’érode. Normes, contraintes, interdictions ont été les maîtres mots de politiques menées par des responsables qui se prétendent libéraux mais qui se rapprochent des pires excès du socialisme.Macronistes, soutenus par le Parti socialiste et par Les Républicains, il faudra assumer vos responsabilités ! Vous avez voté des contraintes comme le diagnostic de performance énergétique (DPE), unique en Europe – qui retire progressivement des millions de logements du marché locatif – et l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN), qui empêche toute nouvelle construction ; vous avez également voté la réglementation environnementale 2020 (RE 2020), qui entraîne des surcoûts de construction de 10 à 15 %, ainsi que l’audit énergétique pour expliquer aux Français comment ils doivent isoler leur maison ; vous avez enfin voté le plan pluriannuel de travaux (PPT) dans chaque copropriété, qui coûte 10 000 euros au bas mot, pour, là aussi, infantiliser les propriétaires.Finissons-en avec ces acronymes, marqueurs du macronisme technocratique, du niveau d’un consultant en stratégie chez McKinsey ! Par pitié, renouons avec la langue française !Le Rassemblement national est le seul – je dis bien : le seul – à avoir alerté, dénoncé et refusé toutes ces contraintes, qui, imposées depuis 2017, sous le gouvernement d’Édouard Philippe, nous mènent dans le mur. Tous les autres partis sont responsables de la surenchère normative : les macronistes, en premier lieu, qui ont cédé au chantage idéologique du Parti socialiste (M. Pierre Pribetich rit), mais aussi Les Républicains, qui veulent toujours être du bon côté et qui ont dit oui à tout. Quant aux écologistes, bien que très minoritaires, ils ont réussi à infiltrer l’administration et à prendre le pouvoir dans les ministères où ils diffusent leur idéologie, décroissante en matière immobilière comme elle l’est dans tous les autres domaines. En conséquence, devenir propriétaire est devenu un parcours d’obstacles parce que l’accession à la propriété a été combattue par Emmanuel Macron.Pourtant, être propriétaire de son logement n’est pas superflu : c’est un facteur déterminant du niveau de vie, notamment à l’arrivée de la retraite, lorsque les revenus baissent. On vit dans de meilleures conditions lorsqu’on n’a plus de loyer à payer.Tout a été fait pour décourager l’investissement des Français : instabilité fiscale, hausse des frais de notaire, complexité, contraintes. Être bailleur devient un métier que le particulier ne peut plus assumer ; or, sans bailleurs, il n’y a plus d’offre locative : vous avez réussi votre pari ! L’instauration du statut du bailleur privé ne changera pas la tendance car la confiance, durablement rompue, ne se décrète pas.La gauche municipale s’en félicite : elle combat le petit propriétaire, le culpabilise parce qu’il possède plusieurs logements et l’accule à vendre au profit de bailleurs sociaux. La gauche organise méthodiquement le transfert de la propriété, dans les grandes villes – comme à Paris –, à des fins électoralistes, en préemptant des logements à prix décotés.Alors qu’il y a matière à refonder le logement social, miné par l’insécurité et le trafic de drogue, Macronie et gauche refusent de rétablir l’ordre au bénéfice des 10 millions de locataires du parc social : ils s’opposent à l’expulsion des trafiquants et des délinquants – qu’au mieux on reloge un peu plus loin – et à la mise en place d’une priorité nationale dans l’attribution des logements sociaux, pourtant soutenue par 70 % des Français, toutes sensibilités confondues.Parlons enfin du naufrage de la rénovation énergétique : 50 milliards d’euros ont été dépensés depuis vingt ans, avec des résultats dérisoires, dans l’espoir d’atteindre des objectifs hors de portée. Vous avez voulu laisser croire que les logements anciens pourraient parvenir au niveau de performance des logements neufs alors qu’avec la meilleure volonté du monde, c’est mission impossible. Nous pensons que la rénovation doit être soutenue en donnant la priorité à des objectifs de confort global plutôt que par l’atteinte d’une lettre DPE dépourvue de fiabilité.En conclusion, il ne reste plus que quelques mois pour tourner la page de quinze années de socialo-macronisme : le Rassemblement national appelle les Français à tenir bon ! Nous écarterons ces normes absurdes, éventuellement dès juillet 2027 par la voie d’ordonnances, en supprimant les contraintes du DPE, pour remettre immédiatement des millions de logements sur le marché locatif, ainsi que le ZAN, pour construire là où c’est nécessaire, et en allégeant les normes dans le neuf, pour rendre les logements accessibles. Nous rétablirons l’ordre dans le parc social en instaurant la priorité nationale ; nous lancerons un grand plan d’accession à la propriété ; nous soutiendrons les étudiants qui ne peuvent plus se loger et nous instaurerons un prêt à taux zéro pour une rénovation mieux raisonnée. Vivement 2027 et le retour du bon sens !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).