Discours du 29 avril 2026
Frédérique Meunier · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°214
Le lecteur officiel de l'Assemblée peut afficher son propre bandeau de cookies à l'ouverture — c'est le portail de l'Assemblée qui l'affiche, pas ce site ; fermez-le pour voir la vidéo.
Mais ce n’est pas une tribune politique, ici !
Madame la ministre, nous l’avons dit et nous allons vous le redire : notre pays fait face à une dégradation profonde et alarmante de la santé mentale des jeunes. Les chiffres sont sans appel, vous les avez rappelés : explosion des troubles anxieux, hausse des dépressions, du repli sur soi, des addictions, des conduites à risque, des automutilations et, enfin, progression dramatique des tentatives de suicide chez les adolescents. Vous avez érigé la santé mentale en grande cause nationale, en 2025 puis en 2026, avec quatre objectifs : déstigmatiser, en changeant le regard sur les troubles psychiques et mentaux ; développer la prévention et le repérage précoce ; améliorer l’accès aux soins partout sur le territoire ; accompagner les personnes concernées dans toutes les dimensions de leur vie quotidienne.Chez moi, en Corrèze, on dit qu’il y a les faiseux et les diseux. Mme Borne avait annoncé, pour la rentrée 2026, l’instauration d’un bilan psychologique dès 6 ans : à savoir, une analyse personnalisée de la situation de santé des enfants, pour mieux réparer et prendre en charge leur souffrance psychique. Madame la ministre, faites-vous partie des diseux ou des faiseux ? Cette mesure sera-t-elle déployée ou s’agit-il encore d’un effet d’annonce ?
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).