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Discours du 22 juin 2026

Frédérique Meunier · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°279

Depuis tout à l’heure – depuis plus d’une heure en fait –, on nous parle d’« accès à la mort provoquée », de « droit à l’acte de donner la mort », d’« euthanasie », de « dispositions relatives à l’euthanasie », d’« accès au suicide assisté et à l’euthanasie », d’« assistance médicale au suicide » et d’« aide active à mourir ». Avec cette course à l’amendement – « le mien est meilleur, le mien est meilleur », vous refusez en fait le droit à l’aide à mourir.D’après vous, la proposition n’est pas claire, il faut dire la vérité et il faut une loi intelligible. J’ai tout de même l’impression que vous insultez l’intelligence des Français ! Vous les prenez véritablement pour des idiots ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR, LFI-NFP et SOC.) Ils ne comprendraient pas les mots « droit à l’aide à mourir », mais pensez-vous que les termes que vous proposez sont plus adaptés ? Les Français sont intelligents et ils comprendront ce que veut dire « droit à l’aide à mourir » !Vous soutenez qu’on n’a pas le droit de mourir comme on en a envie et qu’une sédation profonde et continue est préférable à une mort choisie. Quelle violence !

Laissez-moi parler ! Je vous ai écouté.Dans le cadre d’une sédation profonde et continue, on arrête tout traitement médical et toute hydratation, et la personne meurt. Vous rendez-vous compte de la violence de ce que vous lui proposez ? Si moi, je ne veux pas de cette solution-là, si je veux choisir mon droit à mourir, pourquoi m’en priveriez-vous et qui êtes-vous pour m’en priver ? (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR, LFI-NFP et SOC.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).