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Discours du 19 mai 2026

Gaëtan Dussausaye · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°236

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Monsieur le ministre du travail, objectif plein emploi ! Taux de chômage en dessous des 5 % ! Voilà la promesse que faisait Emmanuel Macron lorsqu’il était candidat à l’élection présidentielle de 2017. Encore une promesse que la Macronie n’aura pas tenue, même après dix ans !Pour le cinquième trimestre consécutif, le taux de chômage augmente dans notre pays.

La France a désormais sa place dans le top 5 des pays européens présentant le taux de chômage le plus élevé. Quelle prouesse du Mozart de la finance ! Le pire – vous le savez pertinemment –, c’est que ce taux de 8,1 % constitue l’estimation la plus basse de la réalité, parce qu’il ne prend pas en compte le 1,9 million de Français qu’englobe le halo du chômage, ni le 1,2 million de Français qui subissent une situation de sous-emploi, c’est-à-dire qui travaillent moins qu’ils ne le voudraient car ils en sont empêchés pour des raisons liées à la mobilité, au logement, à la santé, à la garde d’enfants ou tout simplement à l’organisation du travail dans les entreprises.Face à cette situation, le gouvernement macroniste – fâcheuse habitude ! – est toujours très généreux avec l’argent des autres. Chaque année, on déverse plus de 190 milliards d’euros dans des dispositifs dits « en faveur de l’emploi ». Chaque année, plus de 180 dispositifs, gérés par France Travail, des opérateurs ou des collectivités publics, sont subventionnés pour accomplir une mission d’aide à la réinsertion sur le marché du travail.Mais les résultats ne suivent pas : le chômage augmente, la sous-activité et la précarité aussi. Pire : dans des secteurs stratégiques comme l’industrie, dans des domaines aussi essentiels que l’hôpital public, il est de plus en plus difficile d’embaucher.Au Rassemblement national, nous le disons clairement : pour lutter contre le chômage, il faut d’abord relancer la machine économique France. Pour avoir moins de chômage, il faut plus d’emplois ; pour avoir plus d’emplois, il faut plus de croissance.

Nous nous inquiétons donc nécessairement quand nous entendons le gouvernement émettre une seule proposition : augmenter à nouveau le coût du travail en baissant une partie des exonérations de charges qui profitent aussi bien à l’employé qu’à l’employeur.Ma question est simple : plutôt que de chercher encore une fois à faire payer tout le monde, quand le gouvernement assumera-t-il la responsabilité de la Macronie dans cette débâcle économique ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).