Discours du 9 juin 2026
Gérault Verny · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°265
Le lecteur officiel de l'Assemblée peut afficher son propre bandeau de cookies à l'ouverture — c'est le portail de l'Assemblée qui l'affiche, pas ce site ; fermez-le pour voir la vidéo.
Non, pour les entreprises !
Non, c’est 15 % !
Ce sera le FMI à Paris !
Depuis le 1er janvier 2026, la dette publique française a augmenté de 67 milliards d’euros. C’est l’équivalent de plus de 1 000 euros supplémentaires par Français en seulement cinq mois. Et ce chiffre continue de progresser à chaque instant : pendant les deux petites minutes que durera cette explication de vote, la dette de notre pays aura augmenté de 1 million d’euros.Monsieur le ministre, ralentir la vitesse d’une chute n’est pas remonter la pente. Le gouvernement nous présente un déficit qui décélère, mais oublie de dire que nous descendons toujours. Certes, le déficit baisse de 0,7 point pour s’établir à 5,1 % du PIB, mais le déficit est un débit tandis que la dette est un niveau.Un déficit de 5,1 % ne stabilise rien. La France a aujourd’hui le déficit le plus élevé de la zone euro ; il est supérieur à celui de la Grèce et de l’Italie. La charge de la dette s’est élevée à 51 milliards d’euros cette année. C’est presque autant que le budget annuel alloué au ministère des armées ou à celui de l’éducation nationale. Il s’agit donc d’un appauvrissement généralisé des Français.Reste à savoir d’où vient le mieux affiché. La réponse est simple : il vient de 23 milliards d’euros de prélèvements nouveaux. Côté dépenses, le Haut Conseil des finances publiques constate un effort négatif. Autrement dit, les dépenses n’ont pas été maîtrisées. Ces 23 milliards, ce sont nos entreprises qui les ont versées, celles qui investissent et embauchent malgré la surtaxe ; ce sont nos ménages qui les ont payés, ceux qui travaillent, produisent et s’acquittent sans broncher. Ce sont eux qui ont tenu ce budget, pas l’État, et on voudrait leur présenter l’addition comme un trophée de bonne gestion.C’est précisément pour sortir de cette spirale que le groupe UDR défend l’instauration d’une règle d’or budgétaire. Il s’agit d’une règle simple : l’interdiction constitutionnelle de créer de nouvelles dettes hors investissement. L’État devrait s’en tenir au principe qui vaut pour les ménages comme pour les entreprises, celui qu’impose le bon sens : financer les dépenses du quotidien par les recettes du quotidien et les investissements de long terme par l’endettement.
En conséquence, le groupe UDR votera cette motion de censure. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).