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vie-politique.fr

Discours du 2 avril 2025

Gilles Pennelle · Une menace à la liberté d’expression en Algérie: la condamnation à cinq ans de prison de l’écrivain français Boualem Sansal (débat)

Monsieur le Président, l’Algérie n’est pas une démocratie. Certains semblent le découvrir aujourd’hui. Voilà soixante-trois ans que ce régime tyrannique méprise et persécute la liberté d’expression. Ce régime, qui a complètement échoué, qui est une véritable faillite économique et sociale et qui se masque derrière une rente mémorielle au détriment de la France, est aujourd’hui sous les feux de l’actualité parce qu’il a enfermé dans ses prisons un grand écrivain franco-algérien.

Alors, oui, la liberté d’expression; mais que Boualem Sansal ait 80 ans ou qu’il en ait eu 25, c’est le même problème: on l’a enfermé parce qu’il disait des choses qui ne plaisaient pas à ce gouvernement. En fin de compte, il y a des organisations terroristes qui prennent des otages, on le sait bien, mais il y a aussi des États qui prennent des otages. Car Boualem Sansal n’est pas seulement un prisonnier d’opinion, c’est aussi un otage, qui permet à ce gouvernement de négocier je ne sais quel visa supplémentaire ou refus d’accepter les OQTF.

Moi aussi, je suis scandalisé par l’attitude de nos parlementaires de gauche, ici, dans ces travées, qui ont refusé de voter la libération de Boualem Sansal. Pourquoi cela? Parce qu’il a dénoncé l’islamisme, et aujourd’hui une partie de la gauche française et européenne ne cache plus sa complicité avec l’islamisme.

Alors, je le dis: oui à la liberté de Boualem Sansal! Mais la France n’a pas de leçons à donner à l’Algérie: elle persécute aussi ses opposants politiques, comme en témoigne le coup d’État judiciaire d’il y a deux jours contre Marine Le Pen.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.