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Discours du 16 février 2026

Graziella Melchior · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°150

Je souhaiterais avant tout vous remercier, madame la rapporteure, et saluer votre ténacité, grâce à laquelle nous examinons aujourd’hui votre proposition de loi visant à lancer une expérimentation d’éducation à l’alimentation obligatoire à l’école. Mes collègues du groupe Ensemble pour la République et moi-même sommes convaincus du bien-fondé de cet objectif.Par l’éducation à l’alimentation, nous pouvons en effet transmettre aux enfants ce qu’est le bien manger, ce que sont les bons produits ; transmettre aussi la passion des agriculteurs qui œuvrent chaque jour, et qui sont les garants de la diversité et de la richesse de nos terroirs ; transmettre enfin la manière de composer un repas à partir de produits bruts et sains, et de ne pas céder aux produits ultratransformés.L’éducation à l’alimentation à l’école s’inscrit également dans un objectif d’égalité sociale, tant les injustices sont grandes en la matière. C’est enfin un sujet de santé majeur. Nous le savons : l’obésité et le surpoids croissent de manière inquiétante dans notre pays, notamment chez les jeunes et dans les familles modestes.Aussi proposez-vous de lancer une expérimentation d’une durée de trois ans dans les académies et établissements volontaires, en liaison avec les collectivités territoriales compétentes, afin de tester des approches concrètes d’éducation à l’alimentation.Néanmoins, dans la version initiale de votre texte, un enjeu important me semblait délaissé : celui de la lutte contre le gaspillage alimentaire. C’est pourquoi je vous remercie, madame la rapporteure, d’avoir soutenu les amendements que j’avais déposés en commission pour intégrer cet objectif à la loi.Ce texte est attendu par de nombreuses parties prenantes, des représentants des agriculteurs à ceux de la restauration, en passant par les réseaux associatifs – dont certains représentants sont présents dans les tribunes.Enfin, si certaines réticences peuvent s’exprimer à l’échelon national, les enseignants, sur le terrain, se montrent bien souvent ouverts à cette expérimentation, tant ils en comprennent les enjeux pour les enfants. J’ai pu le constater dans les retours très positifs des chefs d’établissements et directeurs d’écoles de ma circonscription, dont j’avais sollicité les avis.En somme, cette proposition de loi s’inscrit dans un véritable mouvement de société en faveur du bien-être de nos enfants. C’est pourquoi le groupe Ensemble pour la République en soutient naturellement l’adoption. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).