Discours du 10 mars 2025
Grégory Allione · Soutenir les régions les plus vulnérables de l'Union face aux effets dévastateurs du changement climatique, comme le récent cyclone qui a touché l'île de La Réunion (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, le 28 février, à peine plus de deux mois après que le cyclone Chido a ravagé Mayotte, l’île de La Réunion a été balayée par la tempête Garance. Elle a touché de plein fouet 900 000 habitants et causé la mort de cinq personnes. À ce triste bilan s’ajoute un lourd bilan matériel: routes coupées, maisons détruites, coupures d’électricité et d’eau courante… C’est aussi tout le secteur agricole réunionnais qui a été frappé. Des rafales de vent à plus de 200 km/h n’ont laissé aucune chance aux cultures et aux plantations de bananes, de fraises, de tomates et de canne à sucre. Au nord de l’île, typiquement, les planteurs de canne ont perdu près de 90 % de leur récolte.
Cette situation tragique, force est de le constater, ne relève plus de l’exceptionnel. Les catastrophes naturelles font dorénavant partie de notre quotidien, bouleversé par les conséquences du changement climatique. En particulier, les régions ultrapériphériques, de par leurs caractéristiques géographiques, sont en première ligne face au changement climatique. Elles nous éclairent avec un temps d’avance sur les problèmes auxquels l’ensemble des régions de l’Union seront confrontées prochainement. En les soutenant aujourd’hui, nous investissons dans la résilience de l’Union pour notre avenir.
Ma présence répétée ici, devant cette assemblée, alors que c’est mon premier mandat, atteste tristement ce phénomène. Depuis septembre dernier, c’est à cinq reprises que je me suis adressé à vous à la fois pour livrer un message de soutien aux régions et aux communautés touchées par de telles catastrophes, mais aussi pour exhorter l’Union européenne à être à la hauteur de ce défi, notamment grâce à la stratégie à venir sur la préparation de l’Union et au prochain budget européen.
Il faut continuer à se préparer activement et à mettre l’accent sur la préparation et la réparation. Nous devons renforcer notre soutien aux communautés et aux régions touchées par de telles catastrophes, notamment via le mécanisme de protection civile de l’Union, le Fonds de solidarité et une plus grande flexibilité dans l’utilisation des fonds de cohésion. D’autre part, nous devons instaurer une véritable culture de la préparation, afin que tous les citoyens, en particulier dans les régions les plus exposées aux risques naturels, soient en mesure de se prémunir, de se préparer et de réagir face aux événements climatiques. En tant que sapeur-pompier, je peux vous assurer que chaque geste compte et peut sauver des vies.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.