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Discours du 26 mars 2026

Guillaume Bigot · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°183

Je suis élu du Territoire de Belfort, un département forgé par les armes de la France, une terre où l’histoire militaire reste vivante. Belfort, c’est la patrie du 1er régiment d’artillerie et du 35e régiment d’infanterie. C’est le Lion de Bartholdi, c’est la résistance de Denfert-Rochereau. Ce sont des générations d’hommes et de femmes qui ont éprouvé dans leur chair la vérité de la formule de Thucydide selon laquelle ce ne sont pas les remparts des cités qui défendent les villes, mais leurs défenseurs et leurs citoyens. La liberté se défend, c’est pourquoi je défends cet amendement. La proposition de loi prévoit l’élaboration d’un référentiel fixant le contenu de l’enseignement à la défense nationale. Cet amendement propose de donner une mission claire à l’intérieur de ce cadre : éveiller chez nos élèves le goût de l’histoire militaire de notre pays. Non pour se substituer aux cours d’histoire, qui ont leurs propres exigences, encore moins par souci de je ne sais quel militarisme, mais pour créer un lien de mémoire vive entre la jeunesse et cet héritage.De Bouvines à Valmy, d’Austerlitz à Verdun, de la France libre aux opérations d’aujourd’hui, notre histoire militaire est celle d’une épopée, d’une légende vraie. Nos élèves en sont les héritiers, il est temps de leur rappeler ce legs. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Effectivement, notre collègue Boyard a raison, il n’est pas ici question des associations d’anciens combattants. J’exprime l’avis d’un député citoyen qui considère que notre histoire militaire est vraiment étonnante. Je le répète, c’est une légende, mais c’est une légende vraie. Vous pouvez vous rendre à l’église des Invalides, vous verrez tous les fanions que l’armée française a pris, du svastika au drapeau de l’État islamique jusqu’à celui des Ottomans. Il n’y a pas un continent, il n’y a pas une bataille importante dans l’histoire des hommes au cours des siècles derniers dans laquelle les armées françaises ne se sont pas trouvées engagées. Tout cela est édifiant et il me paraît important de le rappeler à nos élèves pour construire le sentiment national. Cela n’a rien à voir avec les anciens combattants.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).