Discours du 17 février 2026
Guillaume Florquin · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°153
Il vise à inscrire une exigence éthique et pratique fondamentale : aucune orientation vers le droit à mourir ne peut être proposée à une personne tant qu’un accès effectif aux soins palliatifs ne lui a pas été garanti.Ce droit à des soins palliatifs de qualité est aujourd’hui affirmé par la loi mais, comme l’ont souligné le rapport de la Cour des comptes de 2023 et celui du professeur Chauvin publié en décembre de la même année, il reste largement théorique pour une partie de nos concitoyens, notamment à cause des inégalités territoriales. Dans la région Grand Est, par exemple, certains départements sont dépourvus de tout service de soins palliatifs. Le résultat est tragique : chaque jour, 500 personnes meurent en France sans avoir bénéficié de cet accompagnement essentiel.Avant d’ouvrir la voie des solutions irréversibles, il est de notre devoir d’assurer à chacun un accompagnement médical, psychologique et humain digne de ce nom. C’est pourquoi je vous invite à adopter cet amendement de clarification et de vigilance. Il s’agit non pas d’empêcher ou de restreindre un droit, mais de garantir les conditions d’un exercice éthique, en veillant à ce qu’aucune décision irréversible ne soit envisagée sans que toutes les voies d’accompagnement aient été proposées. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RN et UDR.)
Mais non !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).