Discours du 11 juin 2026
Guillaume Kasbarian · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°268
Le lecteur officiel de l'Assemblée peut afficher son propre bandeau de cookies à l'ouverture — c'est le portail de l'Assemblée qui l'affiche, pas ce site ; fermez-le pour voir la vidéo.
Nous soutiendrons bien sûr les amendements présentés par M. Sitzenstuhl et Mme Lebec.Nous venons d’entendre une leçon d’économie de la part du Rassemblement national… Chers collègues, mettez-vous d’accord dans votre tête ! Vous êtes devenus bipolaires (Exclamations sur les bancs du groupe RN) : d’un côté, Mme Le Pen nous explique qu’elle fait du social, qu’elle n’est pas de droite, qu’elle est pour les nationalisations – vous allez d’ailleurs faire la courte échelle aux communistes pour soutenir celle d’Arcelor. De l’autre, M. Bardella fait la tournée des plateaux télé et des patrons pour expliquer qu’il est vachement libéral, probusiness, protravail, qu’il n’est pas interventionniste, dirigiste ni collectiviste. À un moment, il va falloir choisir : on ne peut pas faire du « en même temps ».
Là, votre « en même temps », il devient XXL ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Qui faut-il croire ? Docteur Le Pen ou mister Bardella ? Mettez-vous d’accord. Les leçons d’économie, vous pourrez les faire quand vous aurez une ligne idéologique claire. Pour le moment, elle est très loin d’être libérale, puisque vous vous apprêtez à voter une proposition de loi communiste pour réaliser une nationalisation. Quand on fait ça, monsieur Loubet, on n’a pas à donner des leçons d’économie !
Nous aussi !
Nous soutenons cet amendement de Mme Lebec. Madame la rapporteure, j’assume ma cohérence : défendant la liberté tout le temps et à tous les étages,…
…je suis systématiquement très réticent s’agissant des nationalisations, surtout quand elles n’apportent pas grand-chose, comme c’est le cas de celle que vous envisagez. Je ne puis être favorable à la liberté et faire confiance aux individus tout en expliquant que l’État doit s’immiscer dans la totalité de l’économie, tout nationaliser, tout étatiser, tout collectiviser. Ce n’est pas mon idéologie ! Vous avez la vôtre, qui est tout aussi cohérente que la mienne et que je respecte.Par honnêteté, je préfère dire aux salariés de l’entreprise que la nationalisation ne permettra aucunement de relever les challenges auxquels l’entreprise fait face. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.) Respecter les salariés, c’est leur dire la vérité plutôt que de faire miroiter devant eux une solution miracle, le mirage d’une nationalisation qui remplirait les carnets de commandes, boosterait la décarbonation, démultiplierait les investissements et attirerait des clients. Ce serait prendre les gens pour des idiots et comme je m’y refuse, je préfère affirmer devant eux que cette nationalisation ne changera rien pour l’entreprise. C’est une question d’honnêteté.
C’est faux : j’ai voté pour ce texte !
Il se fonde sur l’article 70, alinéa 3, relatif aux mises en cause personnelles. J’invite M. Loubet à faire une lecture correcte des scrutins publics, notamment de celui du 14 avril : j’ai voté pour le projet de simplification. Apprenez donc à lire les scrutins publics, et vos attaques deviendront pertinentes !
Bravo !
Très bien !
Tu cites le pape et tu nous reproches de parler des bipolaires ?
Tu viens d’utiliser le pape !
C’est faux !
Il faut voir à l’échelle de la période entière !
Giscard, à la barre !
Eh oui !
Ah si ! J’utilise tout le temps le mot !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).