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Discours du 28 avril 2026

Jean-Hugues Ratenon · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°213

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Selon une note de la CAF de La Réunion d’août 2025, notre territoire ne compte que 45,7 places – tous modes de garde confondus – pour 100 enfants de moins de 3 ans, contre 60,3 au niveau national. Ces inégalités sont criantes dans ma circonscription : dans les communes de Saint-Benoît, de Sainte-Rose ou de Salazie, la capacité d’accueil chute entre 26,2 et 28,7 places seulement, parmi les plus faibles du territoire. À l’éloignement géographique s’ajoute une forte précarité sociale. Une famille allocataire sur deux étant monoparentale, l’accès à un mode de garde est pourtant vital pour accéder à un emploi ou s’y maintenir.Comment les communes, désormais autorités organisatrices de l’accueil du jeune enfant, peuvent-elles assumer leurs obligations face à la baisse des moyens des collectivités ? Comment une mère isolée, résidant dans un territoire enclavé tel que le cirque de Salazie peut-elle concrètement faire garder son enfant quand l’offre publique est à ce point insuffisante, et le privé financièrement inaccessible ? Vous l’aurez compris, la question de l’accueil du jeune enfant est un réel casse-tête dans nos territoires. Compte tenu de la situation que je viens de vous présenter, quels moyens spécifiques et différenciés le gouvernement prévoit-il pour les outre-mer, et La Réunion en particulier, afin de garantir une réelle offre d’accueil abordable et adaptée ?

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).