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Discours du 4 mai 2026

Jean-Louis Thiériot · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°219

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Avis défavorable.

En vertu de l’article 15 de la Constitution, le président de la République est le « chef des armées ». Puisqu’il les commande, il est bien normal qu’il rende des arbitrages sur les décisions relatives à une loi de programmation militaire.

C’était la volonté du général de Gaulle : une boucle courte et une capacité de décision. En 1940, nous avons vu ce qu’il en coûte de n’avoir ni État, ni chef…

Nous avons la chance d’avoir cet article 15, je rendrai donc un avis défavorable.

Cet amendement revient à formuler une évidence qui fait consensus. La BITD est vitale et la première de nos armes, c’est l’usine. Mais pourquoi inscrire dans le texte une telle évidence, presque une tautologie, si ce n’est un pléonasme ? Il faut éviter les lois bavardes.Avis défavorable.

Vous nous demandez explicitement de cesser de financer la Facilité européenne pour la paix, le véhicule qui permet à l’Union européenne de soutenir l’Ukraine par la contribution de ses États membres.

Si nous arrêtons de soutenir l’Ukraine, elle risque de s’effondrer. Or ce qui se joue là-bas, ce sont des principes, mais c’est surtout la sécurité de l’Europe. La meilleure garantie de paix pour l’Europe, c’est une Ukraine forte, qui nous évite d’être en première ligne. Votre amendement revient à jouer un mauvais coup pour l’Europe et pour la France.Avis évidemment défavorable. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et SOC.)

Nous débattons d’une actualisation de la loi de programmation militaire, pas d’une loi de finances, ni de propositions susceptibles de figurer sur un tract politique.

Avis défavorable.

S’il y a un domaine dans lequel on peut saluer la sincérité de cette loi d’actualisation, c’est bien le coût des Opex. Pour 2026, on en est à 1,450 milliard, pour coller à la réalité – tout est détaillé noir sur blanc –,…

…alors qu’on avait classiquement prévu 1,2 milliard. Et vous savez aussi bien que moi qu’il est prévu par la LPM que si l’on dépasse le seuil prévu, le surcoût doit être pris en charge en solidarité interministérielle. L’éventuel dépassement ne concerne donc pas la LPM et s’il y a un sujet qui ne présente pas de difficulté, c’est bien celui-là. J’ajoute que je suis incapable, comme vous, de dire quel sera le surcoût des Opex en 2029. On a fixé un montant de 1,2 milliard ; au-delà, ce sont tous les ministères qui contribueront. Avis défavorable.

L’amendement est très largement satisfait par l’alinéa 58 du rapport annexé. C’est pourquoi la commission a émis un avis défavorable ; les rapporteurs s’en remettent quant à eux à la sagesse de l’Assemblée.

Vous vous inquiétez des menaces hybrides, nous aussi. Les attaques dans le champ immatériel représentent évidemment un sujet de préoccupation majeur. Pour y faire face, il faut disposer d’infrastructures et d’outils numériques aussi souverains que possible.Vous avez rédigé votre amendement d’une manière qui répond à la menace tout en tenant compte de la réalité : vous écrivez « privilégiant » – ce qui n’implique pas d’exclusivité – et vous envisagez des solutions « nationales ou européennes ».Il s’agit d’un amendement de sagesse, sur lequel la commission émet un avis favorable.

Nous ne sommes pas en économie de guerre, et c’est tant mieux ! Quand on est en guerre, on réquisitionne, on modifie radicalement les rythmes de travail, on supprime les besoins superflus au profit des besoins essentiels. Nous devons nous préparer à l’économie de guerre, si elle devait être nécessaire ; autrement dit, nous devons être en mesure de remonter en puissance, nous devons être prêts à faire face. Mais n’espérons pas immédiatement une économie de guerre ! Nous avons à accélérer et à nous préparer mieux, mais « rendre effective la logique d’économie de guerre » signifierait que nous y serions déjà. Or ici tout le monde ne se bat que pour une chose : la paix.Avis défavorable. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR. – M. Philippe Brun applaudit également.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).