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Discours du 1 juillet 2026

Jean-Michel Jacques · Première session extraordinaire 2026 · séance n°1

La loi de programmation militaire reflète notre ambition pour le rayonnement et la prospérité de la France. Son vote, comme celui de son actualisation, est donc un acte politique majeur.Lorsque nous avons débuté l’examen de ce projet de loi, j’avais formulé le vœu que chacun d’entre nous soit guidé par la même boussole, celle de l’intérêt supérieur de la nation. Et pour cause : les équilibres du monde se recomposent profondément, les menaces se multiplient et se superposent et, partout dans le monde, on assiste à un recours désinhibé à la force.Ces constats ont été confirmés dans la revue nationale stratégique de 2025. Ils ont également été objectivés par les travaux de notre commission et ont été au cœur de nos débats dans cet hémicycle. Ils démontrent qu’il est indispensable de continuer à renforcer notre défense, comme nous le faisons depuis 2017, pour garantir à la France une dissuasion nucléaire robuste et crédible, pour conserver notre autonomie d’analyse, de décision et d’action et pour conforter notre rôle de puissance de stabilité et de nation-cadre en coalition.Hélas, certains groupes politiques comme La France insoumise, le parti communiste et les écologistes préfèrent faire le choix de ne pas voter pour cette actualisation qui nous est si nécessaire.

Cela étant, nous pouvons tout de même être satisfaits de nos débats : ils ont été respectueux et ont permis d’enrichir considérablement ce texte. Un texte important pour notre nation, parce qu’il acte 36 milliards d’euros supplémentaires pour notre défense d’ici à 2030 ; parce qu’il met un point d’honneur à poursuivre les efforts engagés en faveur de nos combattants, de nos blessés et de leurs familles ; parce qu’il permet de continuer à faire en sorte que l’armée française dispose du maximum des moyens dont elle a besoin ; parce qu’il prend en compte les évolutions des boucles technologiques de plus en plus rapides et la nécessité de produire plus vite et plus fort ; enfin, parce qu’il ancre résolument la défense au cœur de nos territoires. Je pense, bien entendu, au savoir-faire précieux de nos industries, de nos entreprises et des emplois qui en découlent. Je pense également à nos attachés d’industrie de défense en région de la direction générale de l’armement (DGA), à nos chambres de commerce et d’industrie (CCI), à nos clusters, à nos pôles de compétitivité ainsi qu’à nos élus, notamment nos correspondants défense. En résumé, chacun d’entre nous a un rôle à jouer aux côtés de nos armées.D’une façon générale, je tiens à souligner l’investissement des députés des différents bancs et, en particulier, celui des commissaires de la défense. Je tiens également à saluer l’engagement du gouvernement, du premier ministre et de Mme la ministre des armées et des anciens combattants, qui a toujours répondu aux sollicitations des différents parlementaires.

Enfin, je salue chaleureusement nos trois corapporteurs, Yannick Chenevard, Jean-Louis Thiériot et Sabine Thillaye, qui ont assuré leur rôle avec une grande efficacité.Pour conclure, permettez-moi d’avoir une pensée sincère pour nos valeureux soldats. Chaque Français sait ce que nous leur devons.À quelques jours du 14 juillet, ce vote est plus que jamais le symbole de la reconnaissance de la nation tout entière envers ces femmes et ces hommes, civils et militaires, qui seront toujours la plus grande richesse de nos armées. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR.) Mes chers collègues, je sais qu’un bon nombre d’entre vous – et je vous en remercie d’avance – feront le choix lucide et responsable de voter l’actualisation de la loi de programmation militaire, pour nous protéger, pour défendre notre liberté et pour garantir la paix. Alors bon vote et vive l’armée française, vive la République et vive la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR, Dem et LIOT ainsi que sur les bancs des commissions.)

C’est vrai !

Excellent !

Il a raison !

Ils vous remercieront !

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).