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Discours du 12 mai 2026

Jean-Pierre Farandou · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°230

Nous pouvons nous féliciter d’avoir gagné, à la suite de longues années de travail – j’ai moi-même repris le flambeau de Mme Panosyan-Bouvet et de nombreux parlementaires, dont vous faites partie, ont poussé en ce sens –, une manche importante. Nous sommes en train de remporter une victoire. Au sein du Conseil de l’Union européenne, le projet de réforme a recueilli vingt et une voix sur vingt-sept, contre seulement quatorze il y a quelques mois : il faut s’en réjouir. La bataille se poursuit au Parlement européen, où nous avons franchi le cap de la commission de l’emploi et des affaires sociales ; reste le vote en séance plénière, prévu avant la fin de l’année.Encore une fois, nous pouvons être raisonnablement confiants, d’autant qu’au niveau européen, Benjamin Haddad nous aide. Il nous faut réussir, aller jusqu’au bout, jusqu’à ce que change ce règlement injuste – vous l’avez rappelé, il n’est pas normal que les Français licenciés en Suisse ou au Luxembourg voient leurs indemnités chômage versées par l’Unedic. C’est un vrai problème économique : nous perdons 860 millions d’euros par an, ce qui est considérable ! Comptez sur moi pour m’engager, poursuivre le combat, comme je sais pouvoir compter sur vous et tous les parlementaires qui voudront nous accompagner.Nous devrons en effet négocier l’application de cette réforme. À l’intérieur de l’Union, un planning est déjà en place : bon gré mal gré, le Luxembourg devra s’y plier. La Suisse profite d’un statut très particulier : sans faire partie de l’Union, elle tire pas mal de bénéfices de ses bonnes relations économiques avec celle-ci, à laquelle elle est liée par des accords. Je pense donc que l’Union européenne mettra la Suisse sous pression. Nous en ferons autant ; cela prendra un peu de temps, mais nous y arriverons, j’en suis sûr. Je le répète, comptez sur moi pour aller au bout de cette réforme qui constituera pour la France une victoire diplomatique, due à l’action du gouvernement français, avec à la clé 860 millions de plus dans les caisses de la sécurité sociale. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et HOR. – Mme Justine Gruet applaudit également.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).