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Discours du 26 janvier 2026

Jérémie Iordanoff · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°125

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C’est une question difficile que celle de l’interdiction d’accéder aux réseaux sociaux, non seulement parce qu’une telle interdiction est contraire au droit à la correspondance et à la liberté d’expression, mais parce qu’en venir là en revient à constater un échec.Les orateurs l’ont tous souligné, la toxicité des réseaux sociaux vient des algorithmes. Je regrette que nous ne cherchions pas à contrôler ces algorithmes et que nous ne considérons pas ces plateformes comme des éditeurs de contenu – ce qu’elles sont en réalité. Tout le monde sait que c’est sur ce point qu’il faudrait agir. C’est un problème pour la santé mentale des jeunes et de l’ensemble de la société, mais aussi pour la santé de la démocratie – pour la sincérité du débat public.On l’a dit, ces algorithmes captent l’attention, ils cherchent à nous maintenir le plus longtemps possible en ligne, car le modèle économique des plateformes consiste à vendre de la publicité. Mais aujourd’hui, certains propriétaires de réseaux sociaux s’en servent pour faire de l’ingérence et pour influencer le débat public. C’est une question de démocratie, qui ne concerne pas que les jeunes, mais aussi les adultes.Je suis favorable à interdire l’accès aux réseaux sociaux avant 15 ans, mais il faudra pas s’arrêter là, car ce n’est pas une solution de long terme. L’idéal serait de pouvoir lever l’interdiction le jour où nous aurons le contrôle des algorithmes.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).