Discours du 27 janvier 2026
Joëlle Mélin · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°127
Ma question concerne la construction d’un nouveau commissariat dans la ville d’Aubagne, qui serait compétent pour la ville voisine de La Penne-sur-Huveaune. Elle a été posée à de multiples reprises aux précédents ministres de l’intérieur. D’abord le 16 mai 2023, sous la forme d’une question orale sans débat posée à M. Jean-François Carenco. Il avait promis une réponse détaillée ; elle n’est jamais venue. J’ai donc réitéré ma demande sous la forme d’une question écrite le 11 juillet 2023. N’ayant toujours pas de réponse, j’ai envoyé, le 13 novembre 2023, un courrier recommandé à M. Gérald Darmanin, alors ministre. Il est resté sans suite. Le 7 mars 2024, j’ai réitéré mon courrier au ministre Darmanin en mettant en copie Mme Agresti-Roubache, alors secrétaire d’État. Enfin, j’ai reposé une question écrite le 18 février 2025, toujours en vain. Pour la sixième fois : qu’en est-il du commissariat d’Aubagne ?Le ministre de l’intérieur, en raison de ses précédentes fonctions, connaît les problématiques propres aux Bouches-du-Rhône. Le commissariat actuel est vétuste, totalement inadapté aux services devant être rendus à une population de 55 000 habitants. La violence et la délinquance, en particulier de la part de personnes en situation irrégulière, sont quotidiennes, malgré les efforts de la police nationale et de la police municipale des deux communes. Nous subissons les éclaboussures des trafics basés à Marseille. En décembre 2025, un projet relatif au commissariat d’Aubagne aurait été inscrit dans la programmation immobilière prioritaire de la police nationale. Pouvez-vous nous confirmer cette information et surtout nous dire à quel horizon ce projet sera inscrit dans le budget ?
Je vous remercie pour ces éclaircissements, mais ils ne répondent en rien à la question que se posent les Aubagnais, dont je suis la porte-parole. Cela fait vingt ans qu’on nous répète la même chose. Il me semblait, puisque cela avait été officialisé par le maire de la commune, qu’une étude de faisabilité avait été réalisée et que le projet avait été inscrit au budget de la police nationale. Ce n’est pas ce que vous dites.Le problème, c’est de savoir quand. Je n’ai pas évoqué les conditions de travail des agents sur place, car je voulais m’en tenir à une question brève. Les renforts ne changeront rien ; ce sont les conditions de travail qui posent problème. Je me rends très régulièrement dans ce commissariat. L’accueil s’y fait, comme dans d’autres villes où la situation est encore plus compliquée, sur le trottoir, à travers une vitre protégée par une grille. Sur le trottoir ! Ce n’est pas possible. L’accueil fait à peine 9 mètres carrés.Les agents, comme les personnes qui viennent porter plainte ou les personnes placées en garde à vue, souffrent de ces conditions inacceptables. Quand dotera-t-on Aubagne et La Penne-sur-Huveaune d’un commissariat digne de ce nom ? Les Aubagnais ont besoin d’une réponse précise et rapide, compte tenu des délais budgétaires, de préférence par écrit – d’autant que l’on ignore à quel endroit se situe le terrain donné par la mairie.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).