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Discours du 12 février 2026

Jonathan Gery · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°147

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Ce texte vise en apparence à protéger les personnes ciblées par les réseaux de criminalité organisée. Nous pourrions nous en réjouir si les écologistes étaient constants dans cette lutte. En réalité, je m’interroge : pourquoi la proposition ne vise-t-elle pas à protéger tous les Français et à éradiquer la criminalité organisée ? C’est tout de même curieux de s’attarder sur les conséquences sans examiner les causes de la situation, à savoir : un droit pénal trop conciliant, l’impunité des malfaiteurs,…

…la démoralisation des forces de l’ordre – stigmatisées par une partie de la classe politique présente dans cet hémicycle –, une immigration massive et des peines qui ne sont plus dissuasives, quand elles ne sont pas tout simplement non appliquées.

C’est précisément dans la chute de l’autorité que la criminalité s’organise. C’est ce fléau qui a notamment ôté la vie à Mehdi Kessaci, tué en plein jour à Marseille – je tiens à avoir une pensée pour ses proches. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) La litanie des victimes innocentes est longue et je ne pourrai la dérouler ici, mais je veux dire que chacune d’entre elles illustre la faillite du système et la nécessité de faire la guerre aux narcotrafiquants, qui font peu de cas de la vie humaine.Cependant, je ne peux continuer sans faire part de mon étonnement à voir les écologistes s’engager sur ce sujet, et sans promener mon regard sur leur bilan à l’Assemblée en matière de sécurité. Peut-être que cela donne bonne conscience de vouloir protéger les personnes ciblées par les réseaux de criminalité, mais ce qui est mieux, c’est d’éradiquer la criminalité organisée – et c’est là que le bât blesse. Pourquoi ? Parce que les écologistes ne pourront pas faire oublier qu’ils sont alliés avec La France insoumise,…

…qui veut désarmer la police, supprimer les quartiers disciplinaires en prison, supprimer la brigade anticriminalité (BAC) et abolir les frontières.

Je le demande sincèrement : si les écologistes sont résolument favorables à la protection des personnes ciblées par la criminalité organisée, pourquoi sont-ils opposés à tout ce que nous proposons avec Marine Le Pen pour lutter contre les bandits et protéger les Français ? (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)

Collègues écologistes, il va falloir rendre des comptes aux Français sur vos positions et vos votes à l’Assemblée. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)

Pourquoi avez-vous voté contre un de nos amendements proposant la fin des aménagements de peine en cas de trafic de stupéfiants et contre notre proposition de loi visant à faire exécuter les peines d’emprisonnement ferme ?

Pourquoi avez-vous déposé un amendement pour supprimer notre proposition de loi instaurant des peines planchers, notamment en cas de récidive légale en matière de trafic de drogues ?

Pourquoi avez-vous voté contre l’expulsion automatique des étrangers reconnus coupables de trafic de stupéfiants, mesure défendue notamment par ma collègue Edwige Diaz lors de l’examen du texte relatif au narcotrafic ?

Pour conclure, il est paradoxal de voir des écologistes présenter un texte qui se veut protecteur, sans avoir le courage d’être sécuritaire. Si les écologistes étaient sincères, ils ne passeraient pas leur temps à saboter le travail que mène le Rassemblement national pour protéger les Français depuis des années. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Comme l’écrivait le penseur Emil Cioran, la tolérance est une « coquetterie d’agonisants ». Avec les bandits, la gauche est trop tolérante, et c’est la France qui agonise.

Devant l’étendue de la menace, nous ne pouvons pas nous contenter de quelques mesures de protection. Ce qu’il faut, c’est un plan de destruction de la criminalité organisée. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Le Rassemblement national le fera par une politique pénale ferme et impitoyable quand les Français nous confieront le pouvoir – ce qui ne saurait tarder. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Vous voulez protéger les personnes ciblées par les réseaux de criminalité organisée. Nous, ce qu’on veut, c’est détruire la criminalité organisée.

Des députés de gauche hurlent que l’emprisonnement ferme des trafiquants de drogue ne sert à rien, que leur expulsion ne sert à rien, que les peines plancher ne servent à rien.

Nous, nous pensons tout le contraire. Nous avons tout de même un collègue député – Manuel Bompard pour ne pas le citer – qui dit, dans un meeting, qu’il faut éviter de vendre de la drogue au pied d’une caméra ! C’est la réalité des députés de gauche. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)Madame la rapporteure, 18 % des mis en cause pour le narcotrafic sont étrangers, alors qu’ils ne constituent que 8 % de la population totale.

Mon collègue Taverne a rappelé que vous aviez voté contre la Lopmi en 2022, contre la LOPJ en 2023. Pire, honte à vous, vous avez voté contre le parquet national anti-criminalité organisée ! Votre texte, madame la rapporteure est une rustine sur un bateau qui coule déjà. Le Rassemblement national sera au rendez-vous pour interpeller, sanctionner et expulser.

Aux victimes du narcotrafic, aux proches, je dis : tenez bon, on arrive ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).