Discours du 7 octobre 2024
Jordan Bardella · Réintroduction des contrôles aux frontières intérieures dans plusieurs États membres et conséquences pour l'espace Schengen (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, voici donc la fin d'un mythe, celui d'une Europe sans frontières, censée nous conduire à la paix et à la prospérité. Voici donc la fin d'une illusion ancienne qui habitait et qui habite encore les esprits de cette maison et de ce continent depuis 30 ans.
Durant la campagne des élections européennes, nous avions proposé pour notre pays, la France, l'instauration d'une double frontière, qui constituerait une double protection pour le peuple français. On nous a alors expliqué que c'était impossible. Face aux menaces posées par des flux migratoires hors contrôle, huit États de l'espace Schengen, dont l'Allemagne, ont récemment renforcé les contrôles à leurs frontières nationales. Le Danemark, où j'ai eu la chance de me rendre il y a quelques jours, met tout en œuvre – c'est pourtant un gouvernement socialiste – pour que son territoire soit le moins attractif possible pour les candidats à la migration.
Le monde sans frontières, c'est celui des mafias, des passeurs, des attentats islamistes, des trafics, de la concurrence déloyale et de toutes les violences. Ce monde n'est pas souhaitable. Écoutez ce que disent les peuples, élection après élection. Nos concitoyens ne veulent plus subir une immigration anarchique du fait accompli, qui bouleverse bien souvent les grands équilibres de nos sociétés.
Prenez acte de cette volonté profonde et agissez sans délai face à la crise migratoire. D'abord, en renonçant au projet fou de répartition obligatoire de migrants dans les villes et les villages d'Europe au titre du pacte européen pour les migrations. Ensuite, en suspendant l'intégralité des subventions d'argent public versées aux ONG pro-migrants, complices des mafias de passeurs et des trafiquants d'êtres humains. Enfin, en réservant l'acquis communautaire de la libre circulation aux citoyens européens, pour en revenir à l'esprit initial de Schengen. L'Europe ne peut plus se payer le luxe de l'angélisme. Il est l'heure d'agir.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.