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Discours du 21 janvier 2025

Jordan Bardella · Conséquences géopolitiques et économiques de la nouvelle administration Trump sur les relations transatlantiques (débat)

Madame la Présidente, mes chers collègues, le retour de Donald Trump au sommet et les premières heures de son mandat ont envoyé un message clair et sans concession au reste du monde: l’Amérique d’abord.

Son élection triomphale, c’est l’alliance des classes moyennes et de l’élite entrepreneuriale. C’est la réaction saine d’un peuple dont les attentes ont été oubliées, dont le drapeau a été méprisé et dont les valeurs ont été moquées. Un peuple livré depuis trop longtemps à la mondialisation sauvage et à l’immigration de masse. Un peuple qui, comme les peuples d’Europe, chaque jour un peu plus, aspirait à retrouver sa fierté, sa culture et son identité. Ne soyons pas naïfs: le président Trump défendra les intérêts de l’Amérique avant tout, y compris à notre détriment, et du point de vue américain, il a raison de le faire.

Face à la perspective de tensions commerciales, face à la nouvelle donne géopolitique, face aux inquiétudes de nos entreprises, de nos industriels, de nos agriculteurs, les Européens ne peuvent rester passifs, au risque, demain, de disparaître. À l’heure du retour en force des nations sur la scène mondiale, de la saine réappropriation de la politique par les peuples, l’Amérique de Trump lance en réalité à la France et à toutes les nations d’Europe le défi de la puissance.

L’Europe est aujourd’hui à la croisée des chemins. Nous n’avons eu de cesse de le dénoncer ici, dans cet hémicycle, ces dernières années: les politiques mises en œuvre par Bruxelles n’ont été qu’une succession d’échecs, de démonstrations de naïveté, de décisions idéologiques – une politique de décroissance industrielle et agricole nous conduisant tout droit vers la ruine, de même que le saccage de notre parc nucléaire et de notre politique énergétique, et qu’une naïveté commerciale confondante à l’égard des grandes puissances de ce monde.

Le seul secteur dans lequel l’Union européenne de Bruxelles a innové est certainement la surproduction de normes, faisant de notre institution une machine à étouffer les entreprises, à obérer la croissance et à décourager l’innovation. Vous aviez promis aux peuples que, en cédant une partie de leur souveraineté, ils auraient l’Europe puissance. Elle est pourtant celle, aujourd’hui, de toutes les défaillances. Si nous voulons espérer compter et être l’un des interlocuteurs privilégiés de ce nouveau monde, nous ne pourrons compter que sur ce qui a toujours fondé les nations d’Europe: la liberté, l’identité et la souveraineté.

Réagissons, ou bien nous sortirons de l’histoire!

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.