Discours du 24 février 2026
Jordan Guitton · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°167
Ce texte est très important et les mots, pour moi, ont un sens.
Je propose de remplacer « droit à l’aide à mourir » par « dispositif exceptionnel d’aide à mourir ».Voyez ce qui se passe aux Pays-Bas, monsieur le rapporteur général. Ce texte y a été adopté il y a plus de vingt ans et 5 % des décès y sont maintenant dus à l’euthanasie ou au suicide assisté. Si nous transposons ces chiffres à la France – sachant que d’autres textes sur ce pseudo-droit à l’aide à mourir viendront, à n’en pas douter, compléter celui-ci –, cela pourrait représenter 50 000, 60 000 ou 70 000 personnes. Il me fallait avertir les collègues qui pourraient voter demain ce texte sur l’ampleur du dispositif que vous préconisez.Pour ma part, je m’y opposerai au nom de principes philosophiques de fond. Je souhaite que les gens puissent recourir aux soins avant de pouvoir choisir la mort. Si, demain, nous avions l’indécence d’adopter ce texte, ce serait pour notre pays un basculement civilisationnel et anthropologique inadmissible. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).