Discours du 28 janvier 2026
Joseph Rivière · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°130
Le lecteur officiel de l'Assemblée peut afficher son propre bandeau de cookies à l'ouverture — c'est le portail de l'Assemblée qui l'affiche, pas ce site ; fermez-le pour voir la vidéo.
Madame la ministre de la santé, l’épidémie de variole du singe frappe Madagascar, avec plus de 160 cas recensés selon la presse et 89 selon l’ARS de La Réunion. Cette maladie infectieuse, due au virus mpox, se caractérise par une éruption cutanée accompagnée d’une forte fièvre. Elle se transmet par contact direct avec les muqueuses ou de manière indirecte par l’environnement. Avec un cas recensé, La Réunion n’est pas épargnée.J’ai bien reçu le courrier du directeur général de l’ARS qui tend à minimiser les impacts de cette épidémie. Or ce discours se résume à de la propagande et à des éléments de langage. On a vu sur le terrain votre gestion désastreuse du covid-19, avec 180 000 personnes contaminées, mais aussi celle du chikungunya, en 2006, avec 300 000 personnes contaminées.À l’aéroport Roland-Garros, à Saint-Denis, contrairement à l’île Maurice, aucun protocole n’est prévu pour protéger les voyageurs ni les accompagnants. Les liaisons avec Madagascar se poursuivent comme si de rien n’était, ce qui facilite la propagation du virus, qui touchera bientôt l’ensemble de la population de notre île, déjà frappée de comorbidités. Faut-il que l’épidémie arrive à Paris pour que vous la preniez au sérieux ?Ma question est simple : quand allez-vous fermer les frontières pour protéger le peuple de La Réunion ? (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Merci pour vos propos. Je suis le représentant du peuple et je rapporte ici, à l’Assemblée nationale, son inquiétude. J’ai envie de vous dire ceci : ne répétons pas les erreurs commises par le passé face au covid-19 et à l’épidémie de chikungunya. La population de La Réunion est très inquiète à ce sujet.L’île Maurice a de l’avance sur la République française parce qu’elle prend des mesures pour protéger sa population. Je vous dis simplement qu’un danger grave et imminent menace l’île de La Réunion et Mayotte. Il faut prendre les devants et protéger davantage, notamment aux frontières. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).