Discours du 8 octobre 2024
Julie Rechagneux · La crise de l'industrie automobile de l'Union, les fermetures potentielles d'usines et la nécessité de renforcer la compétitivité et de maintenir les emplois en Europe (débat)
Monsieur le Président, mes chers collègues, nous sommes donc réunis ici, au Parlement européen, pour débattre de la crise et de l'avenir du secteur automobile – ce même Parlement qui, sous les ordres de la Commission, a condamné l'industrie automobile au nom de l'idéologie écologiste, et qui prétend aujourd'hui se faire le défenseur de ce que, hier, il condamnait. On est ici en pleine schizophrénie.
Alors que les ventes de véhicules stagnent partout en Europe depuis la pandémie de COVID-19 et que les ventes de véhicules électriques, censées stimuler la croissance du secteur, s'effondrent, la Commission maintient le dogme de la disparition des moteurs thermiques d'ici 2035, malgré des oppositions nombreuses et sérieuses. Pire encore, afin de poursuivre ses exigences de décarbonation de l'économie européenne, la Commission maintient les sanctions financières à l'encontre des constructeurs automobiles, qui encourent une amende de 15 milliards d'euros. De qui se moque-t-on, mes chers collègues? Quel sens donner au débat d'aujourd'hui? Cynisme ou poudre aux yeux? Dans tous les cas, cet amateurisme est extrêmement grave. Il est temps de revenir, en la matière, à la raison et au réel.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.