Discours du 7 mai 2026
Julien Limongi · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°224
Il mentionne des « coopérations altermondialistes » !
Cet amendement vise à combler une lacune de l’actualisation de la loi de programmation militaire en matière de protection du territoire national, en proposant de créer un schéma de protection antidrones de nos emprises militaires.On se souvient des survols de drones, en 2025, sur la base militaire de Creil, qui abrite notamment des installations de la DRM. On a connu la même chose à l’île Longue.On constate une évolution de la menace, de plus en plus hybride. Pendant très longtemps, on avait plus ou moins abandonné notre défense antiaérienne. Aujourd’hui, la menace a beaucoup évolué et nous avons accumulé beaucoup de retard sur la lutte antidrones (LAD). Des efforts sont faits en matière de dronisation de nos armées, mais nous avons aussi besoin de protéger nos installations et nos emprises militaires.Lors des Jeux olympiques, le programme de protection déployable modulaire antidrones (Parade) a fonctionné, mais de façon assez ponctuelle ; nous avons désormais besoin d’une vraie stratégie nationale sur les emprises militaires qu’il faut protéger contre les drones. D’ailleurs, il faut aussi les protéger contre les « teufeurs », quand on voit ce qui s’est passé sur le terrain de la direction générale de l’armement dans le Cher. Nous devons nous protéger davantage et il nous faut un véritable schéma de protection contre les drones. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Monsieur le rapporteur, nous ne sommes peut-être pas l’état-major, mais cela ne nous a pas empêchés de voter des amendements pour faire un retour d’expérience (Retex) d’Orion, que les armées allaient faire de toute façon. Votre argumentation est donc un peu à géométrie variable.En réalité, nous avons de vrais problèmes en matière de lutte antidrones au niveau national. Nous dronisons un peu notre armée, mais s’agissant de nos emprises militaires, nous avons encore beaucoup à faire. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Il vise à préciser les modalités de coopération dans le cadre du segment de frappe dans la profondeur. Le rapport annexé précise que la coopération avec l’Allemagne sera privilégiée. Pourquoi s’obstiner, alors que la coopération avec ce pays pour le Scaf, le MGCS ou l’avion de patrouille maritime n’a pas fonctionné ? On n’a pas parlé de ce dernier programme, un peu mort-né, lancé par la Macronie en 2018.Contrairement aux caricatures que vous faites de nous la plupart du temps, le Rassemblement national est favorable aux coopérations, pourvu qu’elles restent dans l’intérêt de la France et que celle-ci demeure décisionnaire. Il faut cesser de pousser obstinément des coopérations avec l’Allemagne, elles ne fonctionnent pas. Nous devons être plus cohérents et pragmatiques. On peut travailler de manière intelligente, dans le respect des intérêts de chacun, avec d’autres pays comme le Royaume-Uni ou l’Italie, plutôt que d’insister pour le faire avec l’Allemagne, au nom d’un couple franco-allemand un peu fantasmé sur les questions de défense. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).