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Discours du 28 mai 2026

Julien Odoul · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°250

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C’est vrai !

Lamentable !

C’est pitoyable !

L’esclavage a été une abomination. Cette histoire complexe fait souvent l’objet d’une réécriture et d’une instrumentalisation. Monsieur Corbière, monsieur le rapporteur, vous avez parlé de Napoléon Ier en 1802. Il faut être précis. Napoléon Ier, en revenant au pouvoir en 1815, a aboli l’esclavage par le décret impérial du 29 mars 1815. Il faisait partie de ceux qui souhaitaient l’abolition ! En faire un totem esclavagiste, un symbole arriéré, c’est vouloir déboulonner notre histoire et nos grands hommes. C’est véritablement faire un mauvais procès.

Monsieur le rapporteur, vous avez dit que vous n’attendiez pas le Rassemblement national pour remplir le frigidaire.

Or nous voyons, élection après élection, que nos compatriotes ultramarins, dans leur large majorité, attendent Marine Le Pen pour régler les problèmes de pouvoir d’achat, de services publics et d’ensauvagement de la société. Ils attendent le Rassemblement national pour régler leurs problèmes de 2026 et de 2027, pas leurs problèmes d’il y a quatre siècles. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)

N’importe quoi !

Vous, vous ne parlez pas de Mélenchon ?

Ah !

Nous le redisons : oui, l’esclavage a été une tragédie et un crime contre l’humanité. Toutes les traites ont été des drames. Toutes les traites doivent être connues, enseignées, commémorées avec rigueur et dignité. Mais l’histoire ne doit jamais devenir une arme politique au service d’une entreprise de repentance.Cet article, malheureusement, ne vise pas à réconcilier les Français et à les réunir autour de leur histoire : il vise à enfermer des générations entières dans une logique de culpabilité, de ressentiment, de revanche, mais aussi dans une logique de fragmentation mémorielle.

Or nous avons la même histoire. De Pointe-à-Pitre à Dunkerque, de Sens à Mayotte, nous avons la même histoire (« Non ! » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR) et nous devons respecter la communauté nationale.Parce qu’au Rassemblement national nous refusons la repentance permanente, parce que nous refusons la division des Français, parce que nous refusons leur culpabilisation et l’instrumentalisation politique qui est devenue la marque de fabrique de La France insoumise, nous voterons contre cet article. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).