Discours du 21 novembre 2022
Laurence Farreng · Situation des droits de l'homme dans le contexte de la Coupe du monde de la FIFA au Qatar (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, hier, on espérait un geste de la FIFA, un hommage aux 6 500 ouvriers morts en construisant au Qatar, dans des conditions inhumaines, des stades démesurés, climatisés, en plein désert. L’hommage n’a pas eu lieu. Aujourd’hui, la FIFA fait pression directement sur les joueurs pour qu’ils renoncent à porter un brassard en soutien aux LGBT, dont les droits sont bafoués au Qatar. Messieurs de la FIFA, il y a des limites à la compromission.
Alors que nous devrions célébrer la grande fête du football, nous sommes honteux de vivre ce choix fait en 2010 et entaché de soupçons de corruption. Certes, l’actuel président de la FIFA n’était pas là en 2010. Mais où sont ses regrets quand il dit souhaiter ouvrir de grandes compétitions à des pays comme, je cite, la Corée du Nord?
La dernière Coupe du monde en Russie ou les JO en Chine n’ont rien changé. Mais en fin de compte, la Coupe du monde a agi comme un immense révélateur. L’opération séduction du Qatar a viré au «bad buzz» planétaire. Et le message est clair pour la FIFA: réformez vos instances, renouez avec les valeurs d’égalité, de tolérance, de transparence et d’universalité. Les vraies valeurs du sport.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.