Discours du 5 octobre 2023
Laurence Farreng · La nouvelle stratégie européenne pour un internet mieux adapté aux enfants (BIK+) (débat)
Madame la Présidente, Madame la Vice-présidente, chers collègues, 13 ans, c’est l’âge minimum pour s’inscrire sur les principaux réseaux sociaux qui sont utilisés par les jeunes. Et pourtant, par exemple en France, 63 % des jeunes Français de moins de treize ans sont présents sur les réseaux sociaux et 80 % des parents déclarent ne pas savoir ce que font leurs enfants sur ces réseaux sociaux.
En Europe, ce sont 23 % des enfants européens qui ont déjà fait l’expérience du harcèlement en ligne. Ces enfants n’ont conscience ni de leur visibilité, ni de leur vulnérabilité en ligne. Depuis leur chambre, sur Snapchat, TikTok, Instagram, ils naviguent sans surveillance dans un monde dont ils n’ont pas les codes et dont ils ne mesurent pas la portée. Si les outils numériques sont bien évidemment une opportunité pour eux, c’est aussi un très grand facteur de risque: exposition à des contenus violents, pornographiques, cyber-harcèlement ou encore risque de pédopornographie.
Je salue donc la volonté de la Commission européenne de mettre en place d’ici à 2024 une norme européenne de vérification de l’âge en ligne. C’est une question complexe sur laquelle la France a déjà commencé à travailler dans le cadre de sa loi de juillet dernier sur la majorité numérique. Un cadre européen sera donc plus que bienvenu. Oui, nos enfants doivent pouvoir bénéficier des outils numériques. Les en priver serait contreproductif, mais Internet pour les enfants doit avoir des règles et des mesures de surveillance.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.