Discours du 9 juillet 2025
Laurence Trochu · Nécessité urgente de protéger les minorités religieuses en Syrie, à la suite de l'attentat terroriste récemment perpétré contre l'église Mar Elias à Damas
Monsieur le Président, chers collègues, à Damas, le 22 juin dernier, 25 personnes ont perdu la vie et 63 autres ont été blessées parce que chrétiennes. À quelques centaines de mètres de leur église, Saint-Élie, la rue Droite était empruntée par saint Paul il y a deux mille ans. Eh oui, la Syrie fut un des berceaux du christianisme, et par conséquent de notre civilisation.
Aujourd’hui, l’islamisme est à la tête de cet État fragile, et il obtient les bonnes grâces de la communauté internationale. Pour l’Union européenne, la ligne a toujours été la même: tout sera meilleur que Bachar al-Assad, y compris le pire des islamistes. Emmanuel Macron a même déroulé le tapis rouge, à Paris, à Ahmed al-Charaa. Cette naïveté coupable a coûté la vie à des centaines d’alaouites et de chrétiens en mars dernier. Les Druzes, les ismaéliens, les Yézidis sont la cible d’exactions similaires, perpétrées par des milices plus ou moins liées au pouvoir en place, et dont les chrétiens sont une cible privilégiée.
Alors, la naïveté de l’Union européenne doit cesser au profit d’exigences et de pressions à la mesure de la situation. Le peuple syrien et ses minorités, notamment chrétienne, ne peuvent être sacrifiés sur l’autel de la passivité.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.