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Discours du 28 octobre 2025

Laurent Alexandre · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°17

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Avec ce projet de budget, le gouvernement menace le niveau de vie des Français : 7,1 milliards d’économies sur leur santé, nouvelle baisse de crédits pour l’agriculture, baisse du pouvoir d’achat des retraités, 4 000 suppressions de postes de professeurs, une perte de 7,2 milliards pour les collectivités territoriales… Pour La Poste, la coupe est rude, puisqu’elle perd 110 millions d’euros par rapport à l’année dernière.

La Poste assure pourtant des missions de service public fondamentales telles que l’aménagement du territoire, le service universel postal, la distribution de la presse ou l’accessibilité bancaire. Le facteur, c’est une visite quotidienne, un sourire, un repère pour de nombreuses personnes isolées ; une agence postale, c’est de l’aide administrative, un contact humain à l’heure du tout-numérique. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)Cette coupe budgétaire va accélérer la dégradation des conditions de travail des agents de La Poste, rendant intenables leurs plannings – du guichet le matin et des tournées surchargées l’après-midi. Ils ont pourtant un sens aigu du service public, qu’ils tiennent à bout de bras. (Mêmes mouvements.) Elle va aussi dégrader le service rendu, avec plus de retards dans la livraison du courrier et des colis, une perte de lien social, davantage d’agences ouvertes seulement à mi-temps et le journal du jour souvent reçu en soirée, au gré des tournées.Les reculs du service public se cumulent dans des territoires qui voient tout disparaître. Les citoyens des zones rurales comme l’Aveyron, des quartiers populaires ou des outre-mer ont pourtant droit à leur part de République ; ils ont droit aux services publics et à bien vivre au pays. (Mêmes mouvements.)Monsieur le ministre de l’économie, répondez-moi franchement : avec toutes ces coupes programmées, combien d’agences postales vont fermer et qui allez-vous laisser de côté ? (Nouveaux applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Monsieur le ministre, vous êtes totalement hors sol ! Moi, je vous parle de la vraie vie ! Vous préférez décider loin du terrain mais, au moins, ne pourrissez pas la vie de ceux qui y vivent et qui y travaillent. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont plusieurs députés se lèvent.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).