Discours du 25 mars 2026
Laurent Castillo · Mise en œuvre de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires et risques pour la sécurité de l’approvisionnement en médicaments (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, tous les traitements ne sont pas toujours bénéfiques pour la santé des Européens. Le traitement des micropolluants dans les eaux usées en est aujourd'hui une illustration préoccupante.
Oui, il faut agir et nous sommes tous ici d'accord qu'il faut agir. Cependant, faire peser jusqu'à 100 % du coût sur l'industrie pharmaceutique, notamment sur les génériques, est à mon sens une faute. Peut-on parler de souveraineté sanitaire tout en fragilisant la production de nos médicaments essentiels? Le coût de cette mesure peut atteindre jusqu'à un quart du prix du médicament dans sa production. Les conséquences seront immédiates: pénuries aggravées pour les antibiotiques comme l'amoxicilline, difficulté d'accès aux traitements pour des patients, notamment pour les antidiabétiques oraux.
C'est pourquoi j'en appelle à sa suspension, suspension transitoire dans l'attente d'une étude indépendante et d'une véritable prise en compte de l'impact pour les patients européens. À vouloir tout traiter, ne prenons pas le risque de priver les Européens de l'essentiel: se soigner.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.