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Discours du 6 mai 2026

Laurent Jacobelli · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°223

Vous vous souvenez sans doute que la loi de programmation militaire (LPM) adoptée en 2023 prévoyait l’attribution d’une allocation forfaitaire de 4 195 euros aux anciens supplétifs de statut civil. Cette mesure visait à réparer l’injustice qui les avait visés et constituait une marque de reconnaissance à laquelle nous tenions : il s’agissait d’une bonne mesure.Or, depuis trois ans, nous n’avons plus de nouvelles. Nous proposons donc de compléter l’alinéa 29 par les mots : « dans les plus brefs délais », pour réaffirmer notre soutien et notre engagement envers ceux qui, ayant servi la France dans des moments difficiles, ont subi des injustices qu’il nous appartient de réparer.Il serait de notre honneur d’agir dès maintenant pour ceux qui attendent cette sage décision. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)

L’allocation de reconnaissance du combattant est fixée en points d’indice de pension militaire d’invalidité (PMI). Or de nombreuses études, relayées notamment par les associations d’anciens combattants, montrent qu’il existe désormais un décalage d’environ 12 % entre l’évolution de cette allocation et celle de l’inflation : tous les chiffres convergent en ce sens.C’est pourquoi nous proposons de revaloriser cette allocation d’un point d’indice supplémentaire. Il s’agit de combler une partie de cet écart et de remédier ainsi à la perte de pouvoir d’achat subie par ceux qui ont servi la France.

Sur l’audiovisuel ? (Sourires sur les bancs du groupe RN.)

Quel melon !

J’aimerais que nous évoquions un dossier dont nous parlons souvent en commission de la défense : la situation de l’Indo-Pacifique, centre de gravité des attentions mondiales, où l’intensification des rivalités entre grandes puissances est la plus prégnante. Là-bas, il y a un bout de terre française qui s’appelle la Nouvelle-Calédonie et qui est stratégique pour nous.L’amendement no 606 vise à créer un fonds de 2,5 milliards d’euros – de 500 millions d’euros aux termes de l’amendement de repli no 608 – pour assurer notre rang de puissance maritime et notre présence dans l’Indo-Pacifique. Il propose de renforcer les capacités de surveillance à travers le déploiement de drones, de patrouilleurs outre-mer et d’un navire hydrographique, ce qui représente 850 millions d’euros, le développement des capacités amphibies, pour 400 millions d’euros, et la formation des personnels, à hauteur de 300 millions d’euros. C’est une proposition d’investissement et non un budget – dont ce n’est ni le lieu ni l’endroit de discuter. Son inscription dans la loi montrerait aux autres puissances notre volonté de rester très présent dans ce territoire, de préserver les intérêts de la France et de donner à la Nouvelle-Calédonie les infrastructures qui nous permettront de défendre notre souveraineté, qui dépasse bien largement l’Hexagone. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)

Non !

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).