Discours du 11 février 2026
Laurent Panifous · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°145
Mme la ministre des outre-mer vous prie de l’excuser, elle est en effet en déplacement en Guyane. Je suis donc chargé de vous répondre à sa place et de vous faire part de sa volonté de toujours faire avancer le dialogue.Une étape importante a été franchie le 19 janvier avec la participation de cinq délégations calédoniennes sur dix et la signature de l’accord Élysée-Oudinot. Ces discussions ont permis d’apporter des éclairages utiles sur des points essentiels de l’accord du 12 juillet 2025 : la reconnaissance de l’identité kanak, l’exercice du droit à l’autodétermination et le rôle des provinces.Le risque d’hyperprovincialisation que vous avez évoqué a été écarté – l’État y a veillé. L’unité de la Nouvelle-Calédonie ne saurait être remise en cause. Enfin, les partenaires se sont accordés sur un calendrier indicatif prévoyant l’organisation des élections provinciales avant la fin de l’année, afin de redonner la parole aux Calédoniens dans un cadre démocratique apaisé.Ces discussions témoignent d’un travail de fond qui se poursuit et qui a vocation à s’enrichir de toutes les contributions. Un protocole financier a également été conclu pour accompagner la refondation économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie. Dès 2026, près de 1,1 milliard d’euros seront mobilisés, notamment pour la filière nickel, à laquelle je sais que vous êtes attentif.La démarche engagée ne relève pas d’une logique de chantage. Le gouvernement a souhaité que le pacte de refondation avance indépendamment du calendrier politique, afin de répondre aux urgences économiques et sociales de la Nouvelle-Calédonie.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).