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Discours du 28 février 2024

Leila Chaibi · Collecte et partage des données relatives aux services de location de logements à court terme (débat)

Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, 1 055 euros en moyenne pour une location à Paris, vous vous dites que c’est le prix par mois pour un petit studio? Eh bien pas du tout! Tenez-vous bien, c’est le prix pour seulement une nuit dans un appartement à Paris loué sur Airbnb pendant les Jeux olympiques de 2024. Oui, 1 055 € la nuit, on atteint des records! Et malheureusement, ces records n’ont rien à voir avec le sport.

Pourquoi un propriétaire continuerait-il de louer son bien à un locataire habitant lorsqu’il a la possibilité de multiplier son loyer pendant les Jeux olympiques? La recette est simple: d’abord trouver un prétexte, souvent illégal, pour résilier le bail de ses locataires, même si ceux-ci ont toujours consciencieusement payé leur loyer. Ensuite, mettre l’appartement sur Airbnb à des prix vertigineux que seuls les touristes pourront s’offrir. Et si les habitants n’ont pas de quoi payer un appartement cet été, tant pis pour eux, ils n’auront qu’à aller voir ailleurs, loin de la ville, car de toute façon, Paris sera bientôt remplie de logements touristiques sans habitants.

Nous devons agir contre Airbnb qui vide les villes de ses logements. La première étape, ce sont les propositions qui figurent dans le rapport de ma collègue Kim Van Sparrentak. Il faut ensuite aller plus loin et limiter les locations de courte durée aux propriétaires occupants, et ce pendant une période limitée.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.