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Discours du 9 avril 2026

Lionel Duparay · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°197

Que serait notre France sans sa ruralité ? Que serait notre République sans son école ? Au-delà du fait que cette proposition de loi sécurise le financement des regroupements pédagogiques et évoque leurs conséquences en milieu rural, elle nous conduit en effet à nous interroger.Monsieur le ministre, vous vous y étiez engagé et vous l’avez fait, mais disposer de projections à plusieurs années sur les effectifs scolaires est impératif afin d’anticiper.Dans ma circonscription, comme dans beaucoup d’autres, combien d’élus municipaux ont découvert au lendemain des élections qu’une classe allait fermer dans leur commune parce qu’un embargo avait été décrété sur cette information ? Nous découvrons chaque année, souvent au dernier moment, des ouvertures de classes, certes, mais aussi des fermetures décidées sans concertation ni discussion, parfois au sein d’établissements entièrement rénovés l’année précédente à coups de milliers, de dizaines de milliers, voire de centaines de milliers d’euros investis par de nombreux acteurs publics, voire par tous les acteurs publics. Où est la cohérence ?La présence d’une école constitue, dans de nombreux territoires, la seule présence de la République après la mairie. Une commune sans école est une commune qui se meurt. Comment attirer des habitants, des familles ou des services quand l’école disparaît ?Certains l’ont déjà dit, la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant a formulé des préconisations et ouvert de nombreuses pistes de réflexion concernant notamment le temps de trajet vers l’école et la très large amplitude horaire de la présence des élèves au sein des établissements scolaires. En milieu rural, ce sont des problématiques importantes qui amènent au quotidien des contraintes nombreuses et parfois insurmontables, que seule la solidarité entre parents et entre familles, dont il faut se réjouir, parvient à atténuer.Par-delà cette proposition de loi, primordiale pour nos communes rurales, c’est en profondeur que le système doit être refondu, revu et amélioré, qu’il s’agisse du contenu et des méthodes d’apprentissage, du temps scolaire ou, enfin, de la véritable reconnaissance du rôle des collectivités locales, dont la mission est de fournir des conditions d’apprentissage de qualité et, en lien avec le milieu associatif et différents professionnels, des activités périscolaires. C’est cette reconnaissance que nous évoquons partiellement aujourd’hui.La Droite républicaine soutiendra bien entendu cette proposition de loi. Elle ne peut être que le début d’une démarche d’ampleur : la refondation de notre école pour construire l’avenir de notre République, de notre nation et de la France. (Applaudissements sur les bancs des groupes DR et HOR. – M. le rapporteur applaudit aussi.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).