Discours du 9 avril 2026
Loïc Kervran · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°197
Dans notre pays, 200 000 enfants vivent loin de chez eux parce qu’un juge a estimé qu’ils étaient en danger. Ce sont nos enfants. Ceux d’une nation qui a, un jour, décidé qu’aucun enfant ne serait laissé seul face à la violence, à la négligence, à l’impuissance des adultes.Je veux remercier Nathalie Colin-Oesterlé et mon groupe Horizons & indépendants de vouloir mettre fin, avec ce texte, à une aberration qui compte parmi celles que les Français ne comprennent plus. Cette aberration, c’est que les allocations au bénéfice des enfants restent versées à des parents dont ils ont été éloignés. Autrement dit, deux fois sur trois, l’argent de la protection finance ceux contre lesquels il faut protéger nos enfants. Je suis élu d’une circonscription rurale où la notion de bon sens est importante. Et le bon sens, c’est que cet argent que l’on prend à des Français qui travaillent, pour protéger les enfants, aille à ces enfants.Votre travail, madame la rapporteure, a été en partie effacé en commission par des amendements de suppression. Je le regrette, et mon groupe soutiendra les amendements de rétablissement. Nous le ferons sans colère, mais sans faiblesse et avec une grande détermination.La dernière chose que je voulais dire, c’est que nous lutterons pied à pied contre les tentatives d’obstruction que nous voyons déjà poindre sur ce texte. L’obstruction, c’est la tyrannie de la minorité qui, parce qu’elle ne peut pas gagner un vote, tente de l’empêcher. La lutte contre cette obstruction commence maintenant. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).