Aller au contenu
vie-politique.fr

Discours du 3 février 2026

Marie-Pierre Vedrenne · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°138

Non : nous ne sommes pas dans la « France Orange mécanique » (« Si ! » sur les bancs des groupes RN et UDR) et notre pays n’est pas devenu un coupe-gorge à ciel ouvert !Alors que nous recevons près de 100 millions de touristes par an, il faut prendre garde à la manière dont certains ici présentent notre pays.

C’est un enjeu économique et d’image vital. Les résultats sont là. (Rires et exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.) Les atteintes aux biens baissent nettement : nous constatons une diminution de 9 % des vols de véhicule, un recul des cambriolages et des vols dans les transports ainsi qu’une baisse de 7 % des vols à main armée.

Ces chiffres ne tombent pas du ciel : ils sont le fruit d’une présence accrue des forces de l’ordre,…

…d’un renforcement des contrôles et d’une plus grande fermeté des réponses pénales. Face au trafic de drogue, la pression s’intensifie : plus de 56 000 trafiquants ont été mis en cause, des saisies massives ont été réalisées et l’action contre les réseaux ne s’interrompt pas. Comme l’ont demandé le président de la République et le premier ministre, nous frappons les organisations criminelles là où ça fait mal ! (Exclamations sur quelques bancs des groupes RN et UDR.)

Enfin, les règlements de compte liés aux stupéfiants montrent à quel point la lutte contre le narcotrafic est une bataille que nous devons collectivement mener, hors des invectives et des jeux politiciens. Au nom du gouvernement et du ministre de l’intérieur, je tiens à apporter, comme nous le faisons chaque jour, tout notre soutien aux forces de sécurité intérieure, qui font un travail formidable pour garantir la sécurité des Françaises et des Français et lutter contre tous les trafiquants. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR, DR et Dem.)

Je voudrais tout d’abord exprimer l’immense compassion du gouvernement pour cette enseignante.Pour ma part, je me contenterai d’emblée de remarquer l’incohérence de vos propos : par trois fois, vous avez voulu censurer le PLF…

…alors qu’il permet d’avoir des policiers et des gendarmes supplémentaires sur le terrain. (Exclamations sur de nombreux bancs des groupes RN et UDR.) Au vu de ce que vous demandez, pourquoi n’avoir pas voulu voter le PLF ? (Mêmes mouvements.)Votre question montre que la campagne municipale, y compris celle de Marseille, s’invite dans cet hémicycle. Mais la réalité, c’est que le plan Marseille en grand continue de se déployer et que la ville de Marseille est en première ligne, notamment face à la narco-délinquance. Et le premier ministre, au long de toutes les négociations budgétaires que nous avons menées dans un contexte contraint, a souhaité augmenter le budget sur les postes régaliens – défense, justice et intérieur. Ce pour quoi nous nous sommes battus, c’est ce contre quoi vous, vous êtes battue ! (Mme Anne Bergantz et M. Éric Martineau applaudissent. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN.)

En fin de journée, le 20 octobre, des vents violents ont traversé le Val-d’Oise, provoquant d’importants dégâts ; une personne est décédée à Ermont, lors de la chute d’une grue de chantier. Je veux ici avoir une pensée pour les victimes de ces intempéries et j’exprime ma reconnaissance à l’ensemble des acteurs mobilisés au cours de ces événements : maires, services de l’État, sapeurs-pompiers, gendarmes et forces de la sécurité civile, ils ont su réagir face à ce drame.Vous l’avez évoqué : huit communes ont déposé une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour vents cycloniques ; elles ont été déboutées, conformément à l’avis de la commission interministérielle du 13 janvier. Vous savez que la garantie catastrophe naturelle est encadrée par le code des assurances et qu’elle ne couvre donc que les dommages non couverts par les assurances. En l’occurrence, les dommages provoqués par les vents sont obligatoirement pris en charge dans les contrats d’assurance à travers la garantie tempête, neige, grêle. Cette garantie ne nécessite pas de reconnaissance préalable par l’État de l’état de catastrophe naturelle.

En conséquence, ces dommages ne peuvent donc pas être couverts par la garantie catastrophe naturelle.

Enfin, je tiens à préciser que le gouvernement se tient systématiquement aux côtés des victimes des événements climatiques que peut connaître notre pays, comme je l’ai en particulier montré récemment à Redon, lors des intempéries en Bretagne.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).